Christophe Lachnitt

Passionné par les nouvelles technologies, emballé par les Etats-Unis, intrigué par les neurosciences. Ignorant de tant de choses, curieux d’autant. Drogué aux flux RSS et à Twitter. Savoure chaque jour comme une vie précipitée et privilégiée depuis que, en 2001, mon destin faillit basculer à jamais un jour de mai. A l’aise dans le changement et la prise de risques qui permettent de progresser… ou pas. Convaincu que nous sommes moins responsables de ce qui nous arrive que de la manière dont nous réagissons à ce qui nous arrive.

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La cohabitation improbable des réseaux sociaux et de la télévision

5
Jul

On pouvait croire que l’utilisation croissante des réseaux sociaux serait préjudiciable à la télévision. Il n’en est rien, au moins en termes d’implication.

C’est ce que démontre une étude du Time Warner Research Council dont vient de rendre compte AdAge sur son site Internet : lorsque nous regardons la télévision tout en étant actifs sur les réseaux sociaux, nous sommes plus impliqués dans les programmes que lorsque nous les regardons sans rien faire d’autre.

Le commentaire sur les réseaux sociaux de ce que nous regardons à la télévision renforce notre concentration sur le contenu diffusé au lieu de nous en distraire. En outre, lorsque l’émission retransmise devient moins intéressante, nous préférons malgré tout continuer d’échanger nos points de vue avec nos relations virtuelles plutôt que de changer de chaîne ou d’éteindre la télévision.

Un téléspectateur américain en train de regarder le Superbowl tout en tweetant - (CC) Lee Bennett

Ces conclusions sont le fruit de mesures biométriques et de suivi du regard réalisées avec 126 téléspectateurs engagés dans différents types de comportement médiatique. L’implication de ces “cobayes” dans le contenu télévisuel se révéla 30% plus forte lorsqu’ils échangeaient sur les réseaux sociaux en regardant la télévision. Et, cerise sur le gâteau marketing, ce fut également le cas durant les publicités bien que la sollicitation de leur attention fut alors davantage sonore que visuelle.

L’émotion de l’échange avec autrui est donc plus forte que toutes les autres. In fine, les réseaux sociaux confirment donc la nature profonde de notre humanité. Sur Internet comme partout ailleurs, nous sommes des animaux sociaux.

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