Fermer

Ce formulaire concerne l’abonnement aux articles quotidiens de Superception. Vous pouvez, si vous le préférez, vous abonner à la newsletter hebdo du site. Merci.

Abonnement

Fermer

Communication.Management.Marketing

Toute vérité n'est que perception

Au travail, nous créons tous des “fake news”…

… involontairement.


Nous accordons un crédit souvent excessif aux individus qui ont une présence plus forte que celle de leurs collègues : ceux, par exemple, qui sont les plus extravertis ou s’expriment en faisant montre d’une très grande confiance en eux. Or cette ascendance n’est pas toujours synonyme de compétence.

De fait, une recherche conjointe des universités d’Utah et d’Idaho a montré que les équipes qui prennent le temps de faire le tri entre ascendance et compétence en leur sein obtiennent de meilleurs résultats dans la résolution de problèmes.

Une autre étude a signalé que, lorsque tous les membres d’un groupe identifient celui qui, parmi eux, est expert sur un sujet donné, ils font confiance à son jugement dans seulement 62% des cas. Le reste du temps, ils se fient à l’avis de la personne la plus extravertie. Une troisième expérimentation a déterminé que le temps de parole des individus est un indicateur d’influence perçue plus fort que leur expertise réelle.

(CC) Jsthero

Notre perception inexacte de la compétence d’autrui résulte du fonctionnement de notre cerveau que j’ai déjà eu l’occasion d’expliquer de manière plus détaillée sur Superception (lire notamment ici et ici) : confronté en permanence à un volume excessif de stimuli, il est toujours en quête de simplicité afin de préserver ses ressources pour ses tâches les plus critiques, au premier rang desquelles notre protection contre toute forme de menace.

Lorsqu’un individu s’exprime plus puissamment que les autres, il capte notre attention. Avide de simplification, notre cerveau ne fait alors souvent pas l’effort d’évaluer si l’ascendance de notre interlocuteur est à la mesure de sa compétence. Il se fie aux apparences. Dès lors, nous véhiculons des informations et jugements sans fondement, avec les risques induits pour notre employeur.

La fameuse admonestation du philosophe Alain prend donc une nouvelle dimension : c’est jusque dans notre inconscient que, pour réfléchir, nous devons nier ce que nous croyons.

Ajouter un commentaire

Votre adresse email ne sera pas publiée

Remonter

Logo créé par HaGE via Crowdspring.com

Crédits photos carrousel : I Timmy, jbuhler, Jacynthroode, ktsimage, lastbeats, nu_andrei, United States Library of Congress.

Crédits icônes : Entypo