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Communication.Management.Marketing

Toute vérité n'est que perception

A l’ère numérique, la confiance est plus que jamais le ferment de la performance

Dans tous les domaines, les technologies et usages numériques encouragent le communautarisme et l’individualisme.

Les ravages les plus évidents de ce phénomène sont visibles dans le champ politique mais ils ne sont pas moins dangereux, toutes proportions gardées, dans l’univers corporate. Or, si l’individualisme est source de défiance mutuelle, la confiance est la condition du succès collectif.

C’est la raison pour laquelle le choix des membres d’une équipe doit toujours davantage balancer savoir-faire et savoir-être. A cet égard, il ne faudrait jamais cesser de méditer la phrase que Scott Pioli, l’un des dirigeants de l’équipe de football américain des New England Patriots1, avait affichée sur son tableau :

Nous ne cherchons pas à collectionner le plus de talents mais à bâtir la meilleure équipe“.

De fait, accumulation de talents et performance collective peuvent se révéler antinomiques. Mais le sentiment de confiance qui anime une équipe constitue généralement un talent indépassable même s’il n’est pas aussi identifiable qu’un individu plus doué que la moyenne.

C’est d’autant plus vrai que, à l’ère numérique, le nombre de facteurs qu’une entreprise ne contrôle pas ne cesse d’augmenter et qu’il est plus sain de les appréhender avec une force cohésive.

Marc Benioff – (CC) World Economic Forum

Certains chefs d’entreprise comprennent l’importance décisive de la confiance dans l’encadrement de leurs équipes. C’est le cas de Marc Benioff, fondateur et PDG de Salesforce, qui déclarait récemment dans une interview au New York Times :

N’accordez jamais la primauté à la croissance sur la confiance. Si vous managez ainsi, vous créez une culture toxique. Les gens ne veulent pas travailler dans une entreprise régie par une telle culture ni utiliser ses produits“.

Il me semble que ce que Marc Benioff induit est une idée contre-intuitive aux yeux de beaucoup de managers : la loyauté résulte du type de leadership appliqué et non l’inverse. Comme le respect, elle se mérite.

Au cœur de cette dynamique se trouve l’impératif de vérité. Celui-ci fonctionne dans les deux sens. Le leader doit animer ses équipes dans une optique de transparence managériale et d’honnêteté intellectuelle. Réciproquement, les collaborateurs doivent être transparents et honnêtes vis-à-vis de leur manager, ce que Reed Hastings, le cofondateur et PDG de Netflix, traduisait récemment ainsi dans un talk TED :

Etre en désaccord silencieusement est déloyal“.

1 Laquelle remporta trois titres de champion durant les sept années qu’il y passa comme bras droit du coach Bill Belichick.

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