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Communication.Management.Marketing

Toute vérité n'est que perception

La leçon de management de l’un des deux milliardaires les plus étonnants de la planète

Tout, en management, est affaire de vision.

Peter Thiel, c’est de lui dont il s’agit (l’autre est Elon Musk), fut l’un des co-fondateurs de PayPal et le premier investisseur extérieur dans Facebook. Génie pluridisciplinaire, milliardaire, libertaire et visionnaire, il est à 45 ans l’une des figures les plus respectées de la Silicon Valley.

Thiel s’est exprimé à la conférence South by Southwest dont je vous parlais déjà hier et a notamment raconté la réunion au cours de laquelle, en juillet 2006, Mark Zuckerberg refusa l’offre d’acquisition de Facebook présentée par Yahoo! pour un milliard de dollars.

Facebook existait alors depuis seulement deux ans et ne comptait “que” 8 à 9 millions de membres. Il réalisait un chiffre d’affaires d’une trentaine de millions de dollars mais n’était pas profitable. Le Conseil d’Administration de la start-up comptait alors trois membres : Mark Zuckerberg, Peter Thiel et Jim Breyer, un investisseur.

Ainsi que le relate le site web du magazine Inc., Thiel avoua pendant son intervention à Austin qu’il était alors d’avis d’accepter l’offre de Yahoo!, de même que Breyer. Mais Zuckerberg, qui n’avait alors que 22 ans, expédia la réunion en une dizaine de minutes et déclina la fortune qui lui tendait les bras. Il expliqua que, hormis créer un autre réseau social, il ne voyait pas ce qu’il ferait de cette somme d’argent et qu’il n’avait pas besoin de recréer ce qu’il détenait déjà avec Facebook.

Surtout, Zuckerberg motiva sa décision en soulignant que Yahoo! n’avait aucune vision déterminée du futur et que ses dirigeants étaient incapables de valoriser financièrement des idées qui n’étaient pas encore complètement concrétisées, d’où leur sous-estimation de la valeur de Facebook.

Peter Thiel – (CC) Ken Yeung

Mais, Thiel étant Thiel, il ne s’arrêta pas à la narration de cette histoire devenue légendaire. Il en tira une leçon plus globale : il considère que les meilleurs entrepreneurs ont une vue très précise du futur et établissent des plans pour concrétiser leur vision. Ils n’ont pas recours aux artifices utilisés jusqu’à la nausée par les entrepreneurs moins talentueux – études de marché, probabilités, développement itératif, tests répétés de produits… – afin de finir par trouver une niche ou un produit qui marche.

C’est pourquoi, selon Thiel, le facteur chance est davantage un élément qu’il faut dépasser au cours du chemin entrepreneurial qu’un critère déterminant pour le succès. La chance ne doit pas altérer ou corrompre ce qui compte le plus à ses yeux : la vision créative de l’entrepreneur.

Le vrai génie n’a pas besoin du hasard.

3 commentaires sur “La leçon de management de l’un des deux milliardaires les plus étonnants de la planète”

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