Fermer

Ce formulaire concerne l’abonnement aux articles quotidiens de Superception. Vous pouvez, si vous le préférez, vous abonner à la newsletter hebdo du site. Merci.

Abonnement

Fermer

Communication.Management.Marketing

Toute vérité n'est que perception

Le premier chef d’oeuvre de la publicité native ?

Des contenus de nature – et de qualité – journalistique mais un objectif marketing.

Je vous avais entretenu il y a quelques mois des ambitions du New York Times en matière de publicité native, ce format qui se fond dans le support concerné en termes de forme et d’emplacement, tous deux identiques à ceux des contenus non-commerciaux.

Ces ambitions viennent de se concrétiser avec une publicité native multimédia très élaborée promouvant la série “Orange Is The New Black” de Netflix dont la deuxième saison vient d’être lancée. Cette promotion est le pendant publicitaire de l’extravagance éditoriale numérique représentée il y a un an et demi par le dossier journalistique interactif “Snow Fall” du New York Times.

La publicité native de Netflix comprend un article de 1 500 mots, des vidéos, photos, sons et graphes ainsi que de très belles illustrations réalisées par un dessinateur du New Yorker (voir ci-dessous la capture d’écran cliquable).

(CC) Netflix, The New York Times

(CC) Netflix, The New York Times

Mais l’aspect le plus intéressant de ce projet réside dans le fait qu’il est l’oeuvre du T Brand Studio, le service mis en place par The New York Times (ainsi que je vous l’avais annoncé ici) afin de créer des contenus marketing pour les marques déployant des campagnes de publicité native sur son site.

L’équipe du T Brand Studio développe des récits en lien avec l’offre de la marque concernée mais ne constituant pas une publicité directe pour celle-ci. C’est la condition pour que ces contenus puissent se fondre, selon la logique même de la publicité native, dans l’offre éditoriale du site web du New York Times.

C’est ainsi que les contenus de la publicité pour “Orange Is The New Black” sont consacrés à l’incarcération des femmes aux Etats-Unis, le thème de la série à succès de Netflix, sans jamais, pour autant, inciter directement les internautes à la regarder. De fait, les contenus de cette publicité native sont de nature – et de qualité – journalistique mais ils ont un objectif marketing. The New York Times et Netflix ont résolument porté l’exercice à un niveau sans précédent qu’il sera certainement difficile pour d’autres marques et médias d’approcher.

Afin d’être efficaces en termes de marketing et de préserver la réputation du média concerné, les contenus des publicités natives doivent être d’une qualité comparable à ses contenus éditoriaux. C’est pourquoi The New York Times ne laisse pas le soin à une marque ou à son agence de publicité de créer leurs publicités natives et a mis en place le T Brand Studio pour ce faire.

Cet investissement s’explique par les espoirs que The New York Times, comme ses concurrents, place dans la publicité native pour inverser la tendance à la baisse de ses revenus publicitaires.

Ajouter un commentaire

Votre adresse email ne sera pas publiée

This site uses Akismet to reduce spam. Learn how your comment data is processed.

Remonter

Logo créé par HaGE via Crowdspring.com

Crédits photos carrousel : I Timmy, jbuhler, Jacynthroode, ktsimage, lastbeats, nu_andrei, United States Library of Congress.

Crédits icônes : Entypo