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Communication.Management.Marketing

Toute vérité n'est que perception

Le paradoxe Facebook

1 milliard de membres mais seulement 20% des échanges de contenus sur le web.

Il y a une dizaine de jours, j’ai mis de côté un passionnant article publié par le journaliste Alexis Madrigal sur le site de The Atlantic afin de partager avec vous ses données chiffrées les plus intéressantes.

Aujourd’hui, Facebook semble dominer outrageusement l’Internet social en raison de son milliard de membres. Mais la réelle mesure la plus représentative de l’impact de Facebook sur l’activité des gens sur le web, davantage que son nombre de membres, réside peut-être dans la proportion des contenus (liens URL vers des articles, vidéos, photos…) échangés depuis le site de Mark Zuckerberg. Certains indicateurs sont impressionnants à cet égard : ainsi, BuzzFeed, un site de partage des contenus les plus en vogue sur Internet, voit davantage de trafic généré depuis Facebook que depuis Google.

(CC) Ed Yourdon

Cependant, Madrigal argue que le plus grand réseau social n’est pas Facebook mais ce qu’il appelle le “réseau social obscur” : les échanges directs entre les gens qui s’envoient des liens URL principalement par email et messagerie instantanée. Selon le cabinet d’analyse Chartbeat cité par Madrigal, 69% des contenus partagés sur le web le sont via ce réseau social obscur, 20% via Facebook et 6% via Twitter. Le “réseau social obscur” est donc 3,5 fois plus influent que Facebook et 11,5 fois plus que Twitter.

Les réseaux sociaux ne constituent donc pas (encore) notre principal vecteur de partage de sujets d’intérêt sur Internet. Cette conclusion représente à la fois une remise en cause significative de leur attractivité marketing actuelle et un motif d’espoir dans leur marge de progrès future dans ce domaine – les réseaux sociaux et les usages qu’ils induisent sont en effet encore très jeunes.

Comme le souligne Alexis Madrigal, et ainsi que je le professe modestement depuis la création de Superception dès que j’aborde le futur des médias en tout genre, la leçon la plus encourageante de cette analyse est que, in fine, rien ne compte davantage que la qualité des contenus pour décider du volume de propagation naturelle – c’est-à-dire non aidée par la publicité – qu’ils auront sur Internet.

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