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Toute vérité n'est que perception

Pourquoi Reuters a raison de supprimer les commentaires sur son site web

Dan Colarusso, patron des activités numériques de Reuters, a annoncé que l’agence de presse supprimait la possibilité pour les internautes de rédiger des commentaires relatifs à ses articles et vidéos sur son site Internet (mais pas sur son blog).

Il motive cette décision en soulignant qu’une grande partie des commentaires sur l’actualité sont désormais partagés sur les médias sociaux et forums en ligne.

Il explique que ces plates-formes réunissent le plus grand nombre de participants (sous-entendu, elles ont un trafic bien supérieur au site de Reuters) et qu’elles s’auto-régulent afin de se préserver des participants les plus inconvenants (ce qui reste à prouver au-delà des internautes les plus aguerris).

Colarusso renvoie donc les lecteurs de Reuters à sa page Facebook et son compte Twitter.

Le Siège mondial de Reuters à Londres - (CC) Andreas Hunziker

Le Siège mondial de Reuters à Londres – (CC) Andreas Hunziker

Cette décision a déclenché un charivari sur le web où la majorité des observateurs l’ont perçue comme un mépris pour la valeur ajoutée des internautes et une incompréhension du fonctionnement du web social.

Or, pour les médias traditionnels (journaux, agences de presse…), la problématique est de plus en plus claire : soit ils consacrent des moyens à la modération des commentaires sur leurs sites afin d’en assurer la dignité, soit ils renvoient, comme Reuters, lesdits commentaires aux services spécialisés, au premier rang desquels les réseaux sociaux.

Il ne s’agit donc pas là d’une opposition entre ceux qui accorderaient de la valeur aux commentaires des internautes et ceux qui, censément, l’ignoreraient. Il s’agit en fait d’un arbitrage financier d’un média qui, dans un contexte économique de plus en plus difficile, préfère allouer ses ressources à la relation de l’actualité plutôt qu’à la modération des commentaires.

A mon sens, cet arbitrage est légitime : la raison d’être de Reuters consiste à produire des contenus journalistiques, pas à animer des débats sur le web. Naturellement, dans un monde idéal, la modération des commentaires aiderait Reuters à développer sa communauté – et, parfois, à améliorer sa couverture de l’actualité. Mais nécessité fait loi et il est sage de revenir à ses missions prioritaires lorsque la situation l’exige.

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