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Communication.Management.Marketing

Toute vérité n'est que perception

La leçon de management de la coiffure de Céline Dion (si si !)

The Los Angeles Times consacre ce matin un article au retour de Céline Dion à Las Vegas où elle est attendue comme le Messie pour sauver l’économie locale en perdition. Céline nous y donne une leçon de management aussi pertinente qu’inattendue.C’est peu de dire que Las Vegas se porte mal : même si l’économie locale représente encore 88 milliards de dollars, le taux de chômage s’y élève à 13,7% – un taux très élevé pour n’importe quel pays mais encore plus pour une économie aussi élastique que celle des Etats-Unis – et tous les signaux économiques sont au rouge (taux d’occupation des chambres, trafic de l’aéroport, prix des maisons, revenus des jeux…).

Arrive Céline Dion qui a occupé la salle de spectacles du Caesars Palace entre 2003 et 2007, y a attiré 3 millions de spectateurs de 138 pays, y a joué à guichets fermés 723 fois et y a généré un chiffre d’affaires de 400 millions de dollars. Plus important, comme les prestations de Frank Sinatra et Elvis Presley avant elle, le show de Céline Dion n’a pas seulement bénéficié à ses producteurs et à elle-même mais à l’ensemble de l’économie de la ville. Son retour après quatre ans d’absence est donc salué par l’ensemble de la communauté (du maire aux employés des casinos) comme un don du ciel. Un cadeau dûment rémunéré car, selon les estimations, Céline Dion va toucher 20 000 dollars pour chaque ritournelle fredonnée sur la scène du Caesars Palace !

L’hôtel Caesars Palace – (CC) Werner Kunz

Une fois le décor installé, intéressons-nous à la coiffure de Céline Dion (on parle de tout sur ce blog !). 🙂

Il y a quelques années, Céline voulut couper ses longs cheveux dont elle était lasse. Son mari, le pittoresque René immortalisé par Laurent Gerra, lui expliqua que son public n’apprécierait pas ce changement. N’écoutant que sa bravoure et son coiffeur, Céline trancha ses boucles auburns. Mal lui en prit car son public réagit comme René l’avait prédit. Et c’est là que la relation par The Los Angeles Times de cet incident d’ampleur planétaire devient intéressante : Céline se confia à un membre de son entourage en regrettant que même sa coiffure ne lui appartienne pas. Ce distingué factotum lui donna alors la leçon de vie suivante : “Rien, dans la vie de vos fans, n’est stable. Vous représentez la stabilité à leurs yeux. Et cela va au-delà de votre musique. Ils veulent savoir à quoi s’attendre avec vous, c’est une forme de sécurité pour eux”.

En management, il en va de même que pour les figaros québécois : dans un monde qui est aussi instable que celui dans lequel nous vivons actuellement, toutes les institutions, au premier rang desquelles les entreprises, doivent être un facteur de stabilité si elles veulent que leurs collaborateurs s’y épanouissent et donc s’y investissent. Tout l’art du management consiste alors à mettre en oeuvre des mutations importantes – l’instabilité de notre monde induisant que les entreprises doivent en permanence s’adapter pour survivre et prospérer – tout en prodiguant à leurs collaborateurs la sécurité psychologique dont leur cerveau limbique a besoin (cf. Une émotion n’est pas une idée). Dans le cas contraire, la perception desdites mutations risquerait très fortement d’être négative et d’aller à l’encontre du but recherché. C’est là un sujet fondamental sur lequel j’aurai l’occasion de revenir souvent sur ce blog.

J’oubliais : à ses propres dires, Céline se sent désormais bien avec ses longs cheveux. Ouf, on avait eu peur.

 

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