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Toute vérité n'est que perception

Les meilleurs apprennent de leurs échecs

C’est l’enseignement que nous prodigue Reinhold Messner, probablement le plus grand alpiniste de l’Histoire*.

Il est interviewé dans le dernier numéro de Rock and Ice, un magazine américain consacré à l’alpinisme. Dans cet entretien passionnant, Messner déclare notamment : “J’ai appris l’essentiel de ce que je sais aujourd’hui de mes échecs. Avec le succès, vous ne savez pas pourquoi vous réussissez. Alors que, quand vous échouez, ce que vous avez mal fait est clair. Ainsi, vous pouvez opérer des changements et apprendre. Je n’ai pas eu du succès en alpinisme parce que j’étais plus fort ou plus intelligent que les autres. Non. J’ai eu du succès parce que j’ai eu la volonté d’échouer et d’essayer encore, encore et encore.”

(CC) Ritten_Renon

(CC) Ritten_Renon

Deux commentaires à ce sujet :

  • On croit beaucoup en France, où on est éduqué dès le plus jeune âge à avoir réponse à tout plutôt qu’à poser les bonnes questions, que les meilleurs n’échouent jamais, ce qui est une galéjade. Les meilleurs ne sont pas ceux qui n’échouent pas – ou, sinon, c’est qu’ils ne prennent pas assez de risques – mais ceux qui apprennent le plus de leurs échecs.
  • Lorsqu’on échoue en alpinisme, on est obligé de faire l’analyse de son revers car il est potentiellement dangereux voire mortel. Et il est généralement aisé de trouver la cause de ses déboires. Ces deux éléments sont beaucoup moins évidents dans le milieu professionnel où (i) peu d’entreprises encouragent une analyse des échecs qui ne soit pas synonyme de recherche de coupables et (ii) les causes d’une déconvenue peuvent être éminemment plus complexes à appréhender qu’en alpinisme.

En entreprise, apprendre à “bien échouer” est donc aussi important que réussir.

 

* Italien né en 1944, Reinhold Messner a réalisé un grand nombre de premières, au premier rang desquelles, pour ne considérer que son activité himalayenne, la première du versant Rupal du Nanga Parbat (1970), la première sans oxygène de l’Everest (avec Peter Habeler en 1978), la première d’un sommet de plus de 8 000 mètres (le Nanga Parbat en l’occurrence) d’une seule traite du pied au sommet (1978), la première du K2 en technique alpine (1979) et la première en solitaire de l’Everest (1980). Il fut également le premier homme à avoir gravi les quatorze sommets de plus de 8 000 mètres, et ce en technique alpine et sans oxygène.

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