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Communication.Management.Marketing

Toute vérité n'est que perception

Désir ou passion, quelle est la meilleure recette du succès ?

Un grand cuisinier apporte une réponse étonnante à cette question.

Le site web du magazine américain FastCompany consacre un article à la vision managériale du grand chef américain Thomas Keller – notamment créateur des restaurants The French Laundry, Per Se et Bouchon.

Thomas Keller y opère une distinction provocante entre passion et désir.

Ce n’est pas la passion qui fait la différence. Nous avons tendance à exagérer son importance. La passion connaît des hauts et des bas. Pour moi, ce qui compte est le désir. Si vous éprouvez le désir inébranlable d’être cuisinier, alors vous serez un grand chef. S’il s’agit seulement de passion, vous serez parfois bon, parfois mauvais.

Pour être un grand chef, vous devez arriver chaque matin dans votre cuisine avec un désir très fort. Si vous n’avez que de la passion, vous serez passionné lorsque vous verrez la première asperge du printemps mais, trois semaines plus tard, lorsque vous aurez vu des asperges tous les jours, votre passion aura décliné. Qu’est-ce qui vous permettra alors de traiter chaque asperge comme la première de la saison ? Le désir“.

Thomas Keller - (CC) Renée Suen

Thomas Keller – (CC) Renée Suen

Il est déroutant d’entendre un chef d’entreprise dévaloriser ainsi la passion, ce sentiment considéré unanimement comme décisif dans le succès professionnel. Si je le comprends bien, Keller distingue un état permanent – le désir – d’un autre état – la passion – qui, lui, serait fugitif.

Cette distinction me semble assez artificielle. En effet, les deux états ne s’opposent pas mais, comme en amour, la passion nourrit le désir. Naturellement, il doit s’agir de passion pour son métier et non de passion pour une asperge ou pour tout autre ingrédient.

Je considère pour ma part que le marketing et la communication sont les métiers les plus passionnants qui soient et ma passion pour ces activités nourrit mon désir d’aller au bureau chaque jour, de suivre les évolutions de ma profession durant mon temps libre, de partager mes réflexions à ce sujet sur Superception et de transmettre mon expérience et mes idéaux à mes étudiants.

Mon métier est l’une de mes passions et mon désir est, de ce fait, inextinguible. C’est l’une de mes plus grandes chances. En effet, comme le disait Confucius, “choisissez un travail qui vous plaît et vous n’aurez pas à travailler un seul jour de votre vie“.

Cela signifie-t-il que je sois passionné par chaque dossier ou chaque projet que je traite au quotidien ? Naturellement pas, à l’instar de ce que ressent le cuisinier décrit par Thomas Keller à l’égard de son énième asperge de la saison. Mais cela n’amoindrit pas mon désir car je sais que, derrière le dossier un peu moins exaltant, se cache la prochaine pépite.

La vie professionnelle est un éternel émerveillement lorsqu’on a la double chance d’être curieux et passionné par ce que l’on fait.

2 commentaires sur “Désir ou passion, quelle est la meilleure recette du succès ?”

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Le parallèle avec la cuisine est très intéressant ! L’asperge arrive (peut-être …) !
Passion et désir se nourrissent, et la différentiation par une notion de perenite ou non me semble un peu légère …comme des blancs en neige … La passion peut sûrement ne durer qu’un temps, mais le désir peut, lui, s’étreindre d’un souffle !
Pour moi, le désir (de l’asperge nouvelle du printemps, pour rester dans la thématique), nourrit, réveille, la passion du cuisinier qui commence à s’épuiser avec les carottes et les panais … Mais quand il a passionnément cuisiné des asperges, le même cuisinier peut avoir, sans trahir sa passion, le désir de cuisiner de doux petits pois de saison fraîchement cueillis …
Comme en amour, le désir renouvelé n’est-il pas le sel de la passion enracinée ?

Et bien sur dans ce cas l’objet de la passion est la cuisine, quand l’objet du désir est la cuisine. Là est la différenciation …

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