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Internet : les petits yeux de Big Brother

Une équipe du Projet de l’Université de Princeton pour la responsabilité et la transparence d’Internet a analysé le comportement du million de sites web les plus visités de la planète.

Pour ce faire, les universitaires ont conçu un logiciel qui visite et s’enregistre automatiquement dans les sites Internet puis y effectue plus d’une douzaine de mesures. Il lui a fallu deux semaines pour auditer un million de sites.

Au coeur de cette étude sans précédent par son ampleur, se trouvent les “trackers“, ces petits modules logiciels qui examinent l’activité des visiteurs du site web dont ils relèvent. Ils enregistrent notre identité (si l’on a utilisé un compte en ligne sous leur supervision), nos centres d’intérêt et nos préférences. En outre, lorsque nous visitons un site Internet, des “cookies” sont déposés par ledit site sur notre ordinateur et les données afférentes enregistrées sur ses serveurs.

Tout ceci se passe dans les coulisses numériques sans que nous en soyons informés, sauf pour les “cookies” dont la présence est signalée par un nombre croissant de sites Internet avec des petites fenêtres (“pop-ups“) d’ailleurs toutes plus gênantes les unes que les autres.

(CC) Antonio Martínez

(CC) Antonio Martínez

L’étude de Princeton a révélé que beaucoup de “trackers” partagent les informations qu’ils recueillent avec au moins un autre “tracker” ou site web afin de construire un profil plus complet des internautes concernés.

Elle a aussi identifié une technique de prise d’empreintes inconnue jusqu’à présent : le site web demande au navigateur Internet utilisé pour le visiter de réaliser une tâche cachée de l’internaute, ce qui lui permet d’identifier l’équipement afférent. Certains “trackers” enregistrent même le niveau de sa batterie.

Sur le million de sites Internet étudiés, l’équipe de Princeton a trouvé plus de 81 000 “trackers” différents. En moyenne, les sites d’actualité en contiennent le plus alors que, surprise surprise, les sites pour adultes et les sites gouvernementaux se ressemblent dans le fait d’en comporter le moins.

Cette recherche va notamment aider les concepteurs d’outils de respect de la vie privée à découvrir des “trackers” qu’ils ne connaissaient pas. Parmi ces outils, je vous recommande Ghostery, une extension (c’est-à-dire un petit module logiciel qui ajoute une fonctionnalité à un navigateur Internet) permettant de discerner et éventuellement bloquer les “trackers“.

Cependant, il convient de ne pas jeter le bébé avec l’eau du bain, c’est-à-dire rejeter tous les “trackers” et “cookies” avec l’immixtion d’Internet dans nos vies privées. En effet, ils sont indispensables à la personnalisation de notre expérience en ligne (contenus, offres commerciales, publicités…).

Comme souvent, c’est l’excès des sites web qui va in fine à l’encontre de ladite expérience en ligne… et participe de la popularité croissante des systèmes de blocage des publicités numériques.

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