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Toute vérité n'est que perception

De l’importance de reconnaître et corriger ses erreurs en gestion de crise

Démonstration avec John Kennedy.

J’ai été interviewé pour partager mon expérience en gestion et communication de crise par le podcast “Paroles de leaders” dans le cadre de la publication de la neuvième édition du Communicator à laquelle j’ai très modestement contribué.

A cet égard, il est un aspect de la gestion de crise qui est moins souvent évoqué que les fondamentaux de cette discipline : l’importance de reconnaître et corriger ses erreurs. L’exemple le plus célèbre, et le plus décisif pour l’humanité, réside sans aucun doute dans l’approche de John Kennedy à l’égard de Cuba.

En avril 1961, une tentative d’invasion militaire de l’île à partir de la baie des Cochons par plus de mille exilés cubains, organisée par la CIA pour renverser le régime de Fidel Castro, se traduisit par un fiasco sur les plans opérationnel et diplomatique.

John F. Kennedy – (CC) History.com

Au contraire de beaucoup de dirigeants enivrés par leur pouvoir et les zélateurs qui les entourent, John Kennedy admit qu’il s’était fourvoyé et voulut apprendre de ses erreurs. Il réalisa que sa maîtrise des affaires étrangères et de sécurité nationale était insuffisante et sollicita l’aide de son prédécesseur républicain à la Maison-Blanche, Dwight Eisenhower.

C’est ainsi que lorsque survint, un an et demi plus tard, la confrontation avec l’Union soviétique à propos des missiles en cours d’installation à Cuba, JFK était prêt : il put dénouer la crise la plus grave de l’histoire moderne en agissant à l’encontre des recommandations béllicistes de ses principaux conseillers militaires. Durant cette crise, Kennedy continua d’ailleurs de consulter Dwight Eisenhower.

Le comportement du Président américain lors de cet épisode, et l’agilité tactique dont il fit preuve, démontrent également que la faculté de reconnaître et corriger ses erreurs est aussi importante sur la durée, pour mettre en perspective une crise afin de mieux gérer la suivante, que dans l’urgence afin de tirer les leçons de ce qui réussit ou échoue dans la mitigation d’un événement dramatique.

Dans les deux cas, lucidité et humilité sont les meilleures alliées du dirigeant.

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