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Toute vérité n'est que perception

Profiter des choses simples de la vie

C’est l’une des principales leçons que mon flirt avec la mort m’a apprises.

Le début d’année est traditionnellement le temps des bonnes résolutions. Aussi, permettez-moi de vous en proposer une issue de mon expérience personnelle. Cette intention peut être d’autant plus utile que le carrefour entre 2020 et 2021 est entaché des difficultés endurées l’an dernier en raison de la pandémie du Covid-19 et des menaces – notamment sanitaires, sociales et économiques – que celle-ci fait planer sur l’année à venir.

Ainsi que je l’ai raconté dans un talk TEDx, j’ai échappé quatre fois à la mort : une fois lors d’un accident d’alpinisme en 2001 et trois fois lors d’arrêts cardiaques subis à quelques jours d’intervalle en 2008.

Ces épisodes sont de nature différente : durant ma chute de 25 mètres, je me vis mourir au ralenti, alors que les pertes de connaissance résultant des arrêts cardiaques donnèrent aux trois chocs de mes nouvelles confrontations avec la mort un caractère légèrement rétrospectif.

(CC) Public Domain

Outre la conscience que chaque journée constitue pour moi, depuis lors, un bonus injustifiable et que chaque minute doit donc être savourée et utilisée comme si elle était la dernière, ces mésaventures miraculeuses me montrèrent aussi que ce ne sont pas ses rêves inaccomplis que l’on regrette au moment de mourir mais les bonheurs simples du quotidien.

Du moins fut-ce mon expérience à quatre reprises : je ne pensai pas à mes aspirations inassouvies mais aux plaisirs familiers dont j’allais être spolié le soir même. Peut-être n’étais-je pas assez ambitieux pour me projeter ou, pour me protéger, mon cerveau s’était-il immédiatement adapté à mon nouvel horizon de temps. Quand la mort cesse d’être un fiction, l’avenir en devient une.

Quoi qu’il en soit, je vous propose, comme bonne résolution pour 2021, de savourer les joies banales auxquelles il se trouve que le Covid-19 nous limite le plus souvent. Ce sera faire contre mauvaise fortune bon coeur. Plus encore, cela décuplera votre bonheur ordinaire.

Abordons la vie comme le comte de Charost. Condamné à mort (à 23 ans) sous la Terreur, il lut un livre durant le trajet d’une heure et demie qui le mena à l’échafaud. Arrivé au pied de celui-ci, il donna l’ouvrage à son bourreau, non sans avoir corné la page où il avait interrompu sa lecture.

Carpe diem.

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