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Communication.Management.Marketing

Toute vérité n'est que perception

Pepsi devient responsable

Il y a quelques jours, la PDG de Pepsi a livré une vision particulièrement intéressante de son entreprise lors du Sommet des femmes les plus puissantes organisé en Californie par le magazine américain FORTUNE. Qui aurait cru que Pepsi serait à la pointe en matière de responsabilité sociale d’entreprise ?

Indra Nooyi affirma ainsi que, “durant la crise financière mondiale, le capitalisme a perdu sa conscience. Les gens ont oublié quelles seraient les conséquences de leurs actes pour la Société au sens large car ils ne se souciaient pas de leurs parties prenantes”.

Selon elle, Pepsi s’efforce aujourd’hui de rendre compte à ses actionnaires mais sans porter préjudice à qui que ce soit. Cet objectif ne représente pas seulement une composante de la politique RSE (responsabilité sociale d’entreprise) de Pepsi mais un principe-clé de la stratégie de Pepsi qui, elle l’espère, inspirera chaque décision prise à l’avenir par l’Entreprise – laquelle réalise pas moins de 63 milliards de dollars de chiffre d’affaires.

(CC) Fortune Live Media

Pour Indra Nooyi, la RSE est trop perçue comme “une activité que vous menez le soir et à laquelle il peut être mis un terme si vous n’avez plus les moyens de la financer. C’est un peu comme se confesser après que vous avez commis une erreur. Mais, pour nous, la mission d’une entreprise ne peut pas être suspendue. C’est quelque chose d’à la fois idéaliste et pratique”.

Elle cita, pour en convaincre son auditoire, l’exemple de la décision qu’elle prit de construire une usine qui n’utiliserait pas davantage d’eau qu’elle n’en produirait au lieu de faire l’inverse et de s’en excuser a posteriori.

Plus étonnant encore, elle évoqua la transition progressive menée par Pepsi vers des produits qui sont “bons pour vous” et pas seulement “agréables pour vous”. Elle prédit à cet égard que, en 2030, les produits “bons pour vous” représenteraient 30% du chiffre d’affaires de Pepsi contre 20% aujourd’hui. Cela peut paraître un changement insuffisamment rapide mais, si toutes les entreprises en faisaient autant, la somme des mutations individuelles serait constitutive d’une profonde évolution de nos modes de consommation.

Elle conclut son propos en citant le concept de “capitalisme conscient” inspiré par John Mackey, PDG de Whole Foods, une chaîne de distribution alimentaire américaine spécialisée dans le bio… et les méthodes de management très progressistes.

Il est intéressant de voir que Pepsi, qui, en termes de marketing, s’est toujours positionné face à Coca-Cola sur le style de vie davantage que sur le produit lui-même, adopte désormais son propre discours marketing comme valeurs de management. On passe ainsi du “eat your own dogwood” au “drink you own values”.

Et, là, on peut boire sans modération !

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