Fermer

Ce formulaire concerne l’abonnement aux articles quotidiens de Superception. Vous pouvez, si vous le préférez, vous abonner à la newsletter hebdo du site. Merci.

Abonnement

Fermer

Communication.Management.Marketing

Toute vérité n'est que perception

La leçon de management de Rafael Nadal

Nadal nous montre la voie à suivre quand nous croyons être arrivés au bout du chemin.

En 2011, le joueur espagnol perdit six finales face au serbe Novak Djokovic. Il n’avait jamais été confronté à une telle série de défaites dans sa carrière. Nadal essaya tout durant la saison avec l’admirable détermination qui le caractérise. Mais cela ne suffit pas.

Aussi décida-t-il à l’intersaison d’essayer plus encore en prenant une mesure à laquelle les tennismen ont recours en toute dernière extrémité : changer l’équilibre de sa raquette. Il ajouta ainsi 3 grammes en tête de ladite raquette qui, pour les amateurs éclairés, pèse désormais 314 grammes. Pour ceux auxquels ce changement paraît infime, il faut savoir qu’un joueur professionnel perçoit un changement d’un gramme dans sa raquette.

Ce poids ajouté en tête de raquette donne à Nadal davantage de puissance : une raquette plus lourde transfert en effet davantage d’énergie à la balle lorsqu’elle arrive à la même vitesse dans celle-ci qu’une raquette plus légère – à condition que le joueur puisse la faire bouger à la même vitesse malgré son poids supplémentaire.

Rafael Nadal – (CC) Matthew D. Britt

En revanche, ce changement fait perdre du contrôle de la balle à Nadal, au moins tant qu’il ne maîtrise pas ce nouvel équilibre. Comme il le déclara hier avant de faire son entrée en lice dans l’Open d’Australie, “les sensations se normalisent” après deux semaines d’entraînement intensif. Cela donne une idée de la mutation à laquelle s’astreint Nadal pour reconquérir son trône mondial alors que les grands matches se jouent à une vitesse et avec une précision hallucinantes. Il efface des années de réglages techniques et de sécurité mentale.

La leçon que nous prodigue Nadal en accomplissant ce changement est remarquable : même lorsqu’on est l’un des champions les plus titrés de l’Histoire – avec 10 titres du Grand Chelem, “Rafa” arrive en quatrième position au Panthéon dans ce domaine derrière Federer, Sampras et Borg -, il faut toujours se remettre en question.

Lorsqu’on pense avoir rencontré un mur infranchissable, il ne reste qu’une solution : changer, prendre un risque.

3 commentaires sur “La leçon de management de Rafael Nadal”

› Ajouter un commentaire

Deux autres lectures, allant dans le même sens, sont également possibles.
En privilégiant une solution reposant sur ce qui constitue sa qualité première, la puissance, Rafa donne une autre leçon : la réponse passe avant tout par les fondamentaux ! Inutile de tenter de se réinventer de fond en comble.
Bien qu’ayant perdu (en finale quand même) 2 des 3 titres en Grand Chelem conquis l’année précédente (ce qui constitue tout de même la seconde meilleure performance de sa carrière), Nadal n’a pas attendu que la situation ne soit vraiment critique pour se remettre en cause. La domination n’interdit pas la vigilance et la prise de risque !
Décidemment il y a là, en effet, beaucoup à méditer.

Ajouter un commentaire

Votre adresse email ne sera pas publiée

This site uses Akismet to reduce spam. Learn how your comment data is processed.

Remonter

Logo créé par HaGE via Crowdspring.com

Crédits photos carrousel : I Timmy, jbuhler, Jacynthroode, ktsimage, lastbeats, nu_andrei, United States Library of Congress.

Crédits icônes : Entypo