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Journalistes contre magnats des médias : David contre Goliath ?

Les journalistes stars peuvent-ils dicter leur loi à leurs patrons ?

Il y a quelques semaines, je vous entretenais de la bataille qui faisait rage entre deux des plus grands groupes de médias américains – The New York Times et Disney – pour enrôler le statisticien et commentateur politique Nate Silver (lire ici). Aujourd’hui, ce sont Kara Swisher et Walt Mossberg, fondateurs du site All Things D et des conférences D (pour “digital”), qui agitent les médias outre-Atlantique.

Leur site, qui rend compte de l’actualité du secteur des nouvelles technologies, est aujourd’hui détenu et hébergé par The Wall Street Journal, propriété du magnat australien Rupert Murdoch. Grâce à la qualité des scoops de Swisher, des revues de produit de Mossberg et de leurs analyses respectives, les deux fondateurs d’All Things Digital comptent parmi les journalistes les plus respectés, les mieux informés, les plus influents et les plus lus de la Silicon Valley qui ne manque pourtant pas de concurrence dans ce domaine.

Walt Mossberg, Kara Swisher et Rupert Murdoch (de gauche à droite) - (CC) Dan Farber

Walt Mossberg, Kara Swisher et Rupert Murdoch (de gauche à droite) – (CC) Dan Farber

Kara Swisher dispose de près d’un million d’abonnés à son flux Twitter et Walt Mossberg de près de 500 000. Enfin, ainsi que je l’avais souligné il y a quelques mois sur Superception (lire ici), Kara Swisher (comme son associé) fait preuve d’une éthique journalistique irréprochable, par exemple vis-à-vis de son épouse qui occupe un poste important au sein de Google.

Ce sont autant d’actifs qui sont en jeu alors que des discussions sont en cours entre les créateurs d’All Things D et le groupe de Rupert Murdoch pour décider si leur partenariat sera renouvelé au-delà de son échéance du 31 décembre 2013. Parallèlement, Swisher et Mossberg tenteraient de constituer un tour de table avec des investisseurs pour une valorisation comprise entre 25 et 50 millions de dollars (source : FORTUNE).

Aujourd’hui, le groupe de Rupert Murdoch est propriétaire de la marque All Things D, du site Internet éponyme et de ses contenus. Mais Swisher et Mossberg pourraient, s’ils trouvaient le financement, créer un “All Thing D bis”. Illustration moins anecdotique qu’il n’y paraît de la situation actuelle, le nombre d’abonnés (150 000) du compte Twitter d’All Things D est bien inférieur à celui des flux de ses deux créateurs.

Toute la valeur de la marque, en effet, repose sur eux. Rupert Murdoch risque donc de se retrouver avec une coquille vide, un tuyau de diffusion sans contenus. Paradoxalement par rapport à leur puissance financière respective, Murdoch a donc davantage besoin de Swisher et Mossberg qu’eux n’ont besoin de lui.

David contra Goliath ?

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