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Communication.Management.Marketing

Toute vérité n'est que perception

Une éthique réciproque entre collaborateur et manager

Quel est le fondement de la confiance ?

J’ai toujours considéré qu’il était plus important de servir son patron que de lui plaire.

En effet, une telle approche permet (i) d’être en cohérence avec ses propres convictions, (ii) de nourrir la confiance avec son interlocuteur et (iii) de contribuer au mieux à la performance de l’équipe au sein de laquelle on oeuvre. Elle est donc positive pour les trois parties concernées : le collaborateur, le manager et l’entreprise.

(CC) Angelina :)

(CC) Angelina 🙂

Naturellement, il est plus aisé de se comporter ainsi lorsque son manager partage cette même éthique. Ce dernier doit avoir suffisamment confiance en lui afin de ne pas avoir besoin d’être conforté artificiellement par ses collaborateurs et ne pas avoir trop confiance en lui afin d’accepter leur remise en cause.

Pour y parvenir, le manager doit se comporter en Janus, n’oubliant jamais que la tentation à laquelle il pourrait céder est celle qu’il abhorre le plus lorsqu’il se retrouve dans la position du collaborateur.

3 commentaires sur “Une éthique réciproque entre collaborateur et manager”

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Excellente petite pensée dominicale que je partage pleinement !

Le seul problème (et non des moindres) est que certains dirigeants confondent allègrement servir et plaire. Autrement dit, cirer les pompes, flatter et dire ce qu’ils ont envie d’entendre est un facteur de confiance qui rendra le subordonné agréable. A contrario, servir loyalement son patron en attirant son attention sur des problématiques (en proposant aussi des solutions!) ou des incohérences est souvent perçu comme séditieux et fait vite de vous un type jugé incontrôlable. C’est fort dommageable mais en cette période de frilosité générale et de politiquement correct, la confusion entre les 2 mots est énorme !

Une éthique réciproque entre collaborateur et manager, c’est évident et fonde toutes relations au travail (du moment qu’il y a accord sur le respect des fondements de l’éthique et sur une réciprocité authentique et franche).

Le problème, c’est que dans certains cas et dans certains secteurs de l’entreprise suivant sa taille, ça peut ne plus être garanti, même être dévoyé, voir instrumentalisé afin de protéger un autre système en parallèle.

Le souci, c’est lorsque certains pseudo-managers (qui pour le coup n’en sont pas …) redéfinissent les définitions du bon sens commun, comme bon les arrangent, les imposent de manière unilatérale, et pire ensuite, promeuvent l’avancement selon l’allégeance a la doctrine ainsi créée , la servilité, la docilité et surtout la non remise en question des nouvelles définitions ainsi établies.

Arrivé à ce stade de l’imposition de la pensée unique par certains apprentis-managers en mal de sensations, ça commence a craindre non seulement pour les intérêts de l’entreprise, mais pour l’intégrité des collaborateurs devant l’attribution arbitraire de privilèges (ne répondant pas forcément aux besoins réels de l’entreprise).

Lorsque la liberté d’action du collaborateur est entamée, que l’égalité des chances dans l’entreprise n’est plus respectée (parce que les dés sont pipés et obéissent a des règles plus obscures les unes que les autres, que les compétences sont écartées pour promouvoir et mettre en place la servilité), que la transparence a disparu, que l’authenticité est feinte, que l’information est instrumentalisée (pour ne circuler que dans un sens), que le dialogue professionnel est remplacé explicitement par des menaces, on est plus alors dans une entreprise normale, c’en est fini de la confiance , et le désengagement des collaborateurs commence.

Le collaborateur n’a plus le choix que “de se soumettre” (au détriment de sa santé , par le mutisme forcé ainsi créé et entretenu …), “d’affronter et de se rebeller” (a ses risques et périls disciplinaires …), ou bien …, de dénoncer … , également a ses risques et périls (personnels et professionnels).

A ce stade, l’éthique et la réciprocité, n’existe simplement plus.

L’éthique et la réciprocité implique l’apprentissage et l’expérience du respect mutuel :
+ des différences,
+ des valeurs de l’autre,
+ d’un socle de valeurs communément partagées,
+ dans une relation équilibrée gagnante/gagnante.
La confiance n’est pas un du, ni ne s’ordonne, ni ne se décrète, ni ne s’exige , elle se construit au fil des expériences, sur l’authenticité des attitudes perçues.
Une relation gagnante/perdante peut difficilement être considérée comme éthique ou réciproque (qui aime perdre ?)
De cette manière, la plus grande valeur ajoutée créée, est celle qui procèdera par addition, non par soustraction ou division.

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