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Toute vérité n'est que perception

Les managers intermédiaires, principales victimes de dépressions

C’est ce que montre une recherche menée par une équipe de l’école de santé publique de l’Université de Columbia (New York).

Celle-ci a analysé l’évolution de plus de 21 000 personnes relevant de quatre types d’emploi : travailleurs indépendants, cadres supérieurs, managers intermédiaires et collaborateurs. Les chercheurs ont étudié leur bilan psychologique et exclu certains facteurs personnels discriminants afin de déterminer la propension de chaque catégorie de professionnels à subir une dépression.

Il s’avère que les populations de cadres supérieurs et managers intermédiaires sont les plus enclines à connaître des épisodes dépressifs, avec des taux respectifs de 16% et 19%. Les pourcentages de dépression chez les travailleurs indépendants et les collaborateurs s’établissent respectivement à 11% et 12%.

Les résultats sont comparables en matière d’anxiété avec des taux de 11% chez les managers intermédiaires, 7% chez les cadres supérieurs, 5% chez les collaborateurs et 2% chez les travailleurs indépendants.

(CC) Mike Hoff

(CC) Mike Hoff

Les managers intermédiaires sont donc les plus à risque sur le plan psychologique.

L’explication apportée par l’équipe de Columbia tient au fait que ces professionnels ne bénéficient pas de beaucoup d’autonomie ou d’autorité pour prendre des décisions comme c’est le cas des travailleurs indépendants ou des cadres supérieurs mais qu’ils sont soumis à de fortes attentes en termes de performance. En outre, ils ne participent pas aux délibérations qui influencent le fonctionnement de l’organisation pour laquelle ils travaillent.

Cette étude corrobore les conclusions d’une autre recherche qui indiquait que les managers intermédiaires sont les moins engagés dans leur travail.

Ces travaux confirment que les managers intermédiaires doivent être au coeur des initiatives menées en matière de ressources humaines (formation, surveillance des risques psycho-sociaux…), d’accompagnement du changement et de communication interne.

Un commentaire sur “Les managers intermédiaires, principales victimes de dépressions”

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Ne sont-ils pas au final plutôt victime de l’écrasement des strates managériales ? On voit bien qu’un des impacts de l’usage des outils digitaux, des nouveaux modes de gestion de projet, des attentes des nouvelles générations de colaborateurs, etc c’est que la place des managers est remise en cause, voire même leur utilité dans certains cas… d’où à mon avis cette crise existentielle.

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