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Communication.Management.Marketing

Toute vérité n'est que perception

Deux des plus grands journaux de la planète semblent réussir leur virage vers le numérique

Le web use que si l’on ne s’en sert pas.

Je poursuis mon compte-rendu entamé hier des déclarations effectuées lors de la conférence Digital Media Strategies en m’intéressant aux propos de John Ridding, patron du Financial Times, relatés par The Media Briefing.

Le grand quotidien de la finance a mis en place un paywall (système payant limitant le nombre d’articles accessibles gratuitement aux internautes) en 2007. Ses résultats pour l’année 2013 confirment la pertinence de cette approche :

  • une croissance de ses profits de 17% malgré un chiffre d’affaires stable ;
  • cette croissance résulte d’une prise de distance avec la traditionnelle activité publicitaire dans l’édition papier du journal pour se concentrer sur les abonnements numériques à ses contenus : les revenus numériques (abonnements, publicité et services) dépassent désormais ceux de l’édition papier et représentent 55% du chiffre d’affaires du Groupe contre 31% en 2008 ;
  • 63% des revenus du FT proviennent désormais de ses contenus et 37% de la publicité (contre plus de 50% en 2008 et environ 75% avant l’émergence du web) ;
  • le journal compte plus de lecteurs payants que durant toute son histoire avec un lectorat en progression annuelle de 8% et un nombre d’abonnés numérique en hausse de 31% ;
  • les mobiles représentent près de 50% de l’ensemble du trafic généré par le site FT.com et les applications du journal.
(CC) Drew Leavy

(CC) Drew Leavy

Ces résultats rappellent ceux publiés pour l’année 2013 par The New York Times qui, lui, a lancé son paywall en 2011 :

  • le chiffre d’affaires du Groupe a été stable par rapport à l’année précédente et son résultat opérationnel a enregistré une légère augmentation ;
  • surtout, The New York Times a connu deux mutations majeures qui représentent un tournant radical dans son histoire et celle de la presse écrite : (i) les revenus générés par ses lecteurs (52% de son chiffre d’affaires total) ont été supérieurs pour la première fois à ceux de la publicité (42%) et (ii) le nombre de ses abonnés numériques (760 000) a surpassé, également pour la première fois, celui de ses abonnés papier (676 000).

The Financial Times et The New York Times, qui bénéficient d’atouts spécifiques en matière d’effets d’échelle et de puissance de marque, démontrent ainsi que les groupes de presse qui abordent leur virage numérique avec une stratégie durable, un focus sur l’innovation et les contenus et une approche pragmatique peuvent réussir dans ce nouvel environnement.

Cela doit constituer un espoir pour l’ensemble de la presse.

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