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Toute vérité n'est que perception

La leçon de management de John McEnroe

Le dernier numéro du magazine américain Men’s Journal publie un portrait de John McEnroe dont on retient une leçon de vie et de management.
Cette leçon est simple en théorie mais beaucoup plus difficile à mettre en pratique : rien ne permet d’autant animer une vie (et une carrière) que la passion que l’on ressent pour son activité.

Car il faut avoir la chance de trouver quelle est sa passion et d’avoir le minimum de don nécessaire pour pouvoir en faire son métier. C’est d’ailleurs ce que relève indirectement la rockeuse Patty Smyth – épouse de John McEnroe depuis quatorze ans – dans l’article : “Ecoute, tu as eu de la chance : tu étais doué pour quelque chose“, lui dit-elle. Doux euphémisme pour celui qui fut à mon sens le plus grand génie de l’histoire du tennis…

John McEnroe – (CC) David Shankbone

Aujourd’hui Big Mac partage son temps entre les tournois qu’il dispute sur le circuit senior, son activité de commentateur des levées du grand chelem pour la télévision américaine, sa galerie d’art dans le quartier de SoHo à New York et son académie de tennis également à New York.

Il manie la raquette avec la même exaltation et la même rage de la perfection qu’à ces vingt ans, et ce qu’un jeune de son académie ou un potentiel investisseur replet se trouve de l’autre côté du filet. Et, comme le souligne une nouvelle fois Patty Smyth, les crises de colère qui animent encore aujourd’hui sa présence sur le court ne sont pas feintes pour donner au public ce qu’il attend comme McEnroe voudrait le faire croire. Elles constituent une forme d’expression de sa passion.

Cette passion explique aussi son engagement personnel dans la John McEnroe Tennis Academy qu’il a créée au lieu de se reposer sur ses lauriers et son matelas de dollars – à l’instar de Jimmy Connors et Pete Sampras pour ne considérer que deux autres grands champions américains. Il forme dans son académie des jeunes espoirs du tennis américain en appliquant une approche diamétralement opposée à celle de la Fédération américaine de tennis : il impose à ses “élèves” de poursuivre leurs études et leur fait pratiquer plusieurs sports pour qu’ils ne se lassent pas prématurément de leur passion pour le tennis. Animé par son propre enthousiasme, McEnroe entraîne les jeunes joueurs, dispute des matches contre les meilleurs d’entre eux, leur prodigue longuement ses conseils et les encourage.

Et c’est parce que l’amour de McEnroe pour son sport est aussi éclatant après toutes ces années qu’il est aujourd’hui le tennisman le plus révéré aux Etats-Unis – bien qu’il ne détienne pas le plus grand palmarès* – et qu’il est accueilli dans tous les tournois comme le prince du jeu qu’il est et non comme le mauvais garçon avec lequel il fut un temps confondu (certes par sa faute).

In fine, John McEnroe nous démontre que le plus bel impact de la passion pour une activité est qu’elle n’éclaire pas seulement la vie de celui qui en est animé mais qu’elle permet en outre à celui-ci d’éclairer la vie de ceux qui l’entourent.

 

* Dans cet article, McEnroe affirme à ce sujet : “Il y a deux manières de regarder mon palmarès : fantastique, j’ai gagné sept titres du grand chelem. Ou : je n’ai pas gagné un grand chelem après l’âge de 25 ans, quel loser !“.

2 commentaires sur “La leçon de management de John McEnroe”

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