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Communication.Management.Marketing

Toute vérité n'est que perception

Le doute crée le doute

En communication comme dans la vie, l’honnêteté intellectuelle est un signe de confiance en soi.

FlackCheck.org, petit frère du site de vérification des affirmations politiques FactCheck.org, a identifié quatorze techniques de manipulation dans les publicités politiques diffusées à la télévision américaine depuis le début de la campagne présidentielle (y compris les primaires républicaines) :

  • manipulation sonore : utilisation de sons pour créer un effet sans rapport avec la réalité de ce que racontent les images ;
  • exagération des images : diffusion d’images exagérées par rapport à la réalité de la situation décrite ;
  • montage manipulé pour associer deux affirmations ou faits qui n’ont aucun rapport entre eux ;
  • fausses attaques s’en prenant à un adversaire sur une position que le candidat qui est à l’origine de la publicité prône également ;
  • culpabilité par association : ces publicités critiquant un candidat pour une affirmation d’une autre personne avec laquelle la cible de la publicité serait supposée être associée, et ce sans preuve qu’elle ne le soit en réalité. Je ne peux m’empêcher de citer ici l’un des meilleurs exemples de cette technique : l’association créée par une publicité de Newt Gingrich entre le vainqueur de la primaire républicaine Mitt Romney et l’ancien candidat démocrate à la Présidence John Kerry parce qu’ils parlent tous les deux français ;
  • superposition de titres de journaux avec des images de candidats sans rapport avec lesdits titres afin de définir ces candidats avec plus d’impact dans l’esprit des téléspectateurs ;
  • attribution à un média d’une citation parue dans un éditorial partisan publié par ledit média afin de profiter de sa réputation de crédibilité ;
(CC) Niccolò Caranti

(CC) Niccolò Caranti

  • attribution incorrecte de citations à des adversaires en jouant sur l’ambiguité de phrases contenant des pronoms tels que “nous”, “vous” et “ils” ;
  • exploitation de phrases d’adversaires sorties de leur contexte ;
  • retouche de photos ;
  • “post hoc ergo propter hoc” : raisonnement fallacieux impliquant que, parce que Y fait suite à X, Y a été causé par X ;
  • sélection de mots destinés à camoufler la réalité du bilan d’un candidat. Le principal domaine de mise en oeuvre de cette technique semble être la politique des candidats en matière d’impôts ;
  • utilisation d’images trompeuses pour soutenir une affirmation douteuse ;
  • sélection d’une image dévalorisante d’un adversaire pour accompagner une accusation portée contre lui.

Lorsqu’on est obligé de manipuler ainsi la vérité, c’est que l’on n’a pas assez confiance en ses arguments. Et, ce faisant, on crée le doute chez ceux-là mêmes que l’on tente de convaincre.

Le doute est en effet l’une des émotions les plus contagieuses.

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