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Communication.Management.Marketing

Toute vérité n'est que perception

La leçon de management de Jeff Bezos

Pertinence de jugement et confiance en soi.

Le fondateur et patron d’Amazon a rendu visite il y a quelques jours à Chicago à 37signals, une entreprise spécialisée dans le travail collaboratif sur le web, afin d’échanger sur la stratégie produit de cette start-up et de répondre aux questions de ses collaborateurs.

Ainsi que le raconte sur son blog l’un des fondateurs de 37signals, Jeff Bezos a évoqué les qualités requises pour avoir un bon jugement :

Les gens qui ont souvent raison changent souvent d’avis. Je ne considère pas que la cohérence de la pensée soit un trait particulièrement positif. Il est très sain – je l’encourage même – d’avoir une idée qui contredise votre idée de la veille.

Jeff Bezos – (CC) Dave Gray

Les gens les plus intelligents révisent en permanence leur compréhension des sujets qu’ils abordent, reconsidérant un problème qu’ils pensaient avoir déjà résolu. Ils sont ouverts à de nouveaux points de vue, à de nouvelles informations et à de nouvelles idées ; ils sont ouverts à la contradiction et aux remises en question de leur approche. Cela ne signifie pas que vous ne devriez pas avoir un point de vue bien établi. Cela signifie simplement que vous devriez envisager tous vos points de vue comme temporaires.

A l’inverse, une personne qui se trompe souvent est obsédée par les détails et ne peut concevoir qu’un seul point de vue. Elle ne peut s’extraire des détails et envisager l’ensemble d’un sujet sous tous les angles. C’est pourquoi elle se trompe la plupart du temps”.

A mon sens, l’application du principe professé par Jeff Bezos requiert un équilibre subtil dans la confiance en soi dont fait montre un manager.

Pour être capable de changer ainsi d’avis, il faut avoir une certaine confiance en soi. Un manager insuffisamment sûr de lui pourrait en effet penser que changer d’avis donnerait de lui une image de faiblesse à ses équipes alors que c’est tout le contraire : l’adaptation à une nouvelle réalité et la reconnaissance de son humanité – et donc de son imperfection – sont des traits de caractère que lesdites équipes apprécient car elles reflètent une ouverture d’esprit et un pragmatisme indispensables à un travail collectif sain.

A contrario, l’idéologie et la prétention – deux des manifestations d’un excès de confiance en soi – sont les plus sûrs obstacles à l’épanouissement des membres de l’équipe du manager qui en serait affligé. Il est important qu’un manager ait des convictions car elles contribuent à sa capacité à mobiliser une équipe autour de lui. Mais il est tout aussi important que ses convictions n’écrasent pas son équipe, et ce d’autant plus dans le monde si volatil au sein duquel nous vivons aujourd’hui.

Quand tout change sans arrêt, l’une des plus grandes fautes managériales est l’immobilisme.

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