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Communication.Management.Marketing

Toute vérité n'est que perception

Surinformation : tout dépend des médias…

… mais pas pour la raison que nous croyons généralement.

C’est ce que démontre une étude de l’Université du Texas mentionnée par le site web de la Fondation Nieman pour le journalisme de l’Université de Harvard.

Beaucoup d’entre vous ont peut-être l’impression d’être dépassés – ou du moins gênés – par la quantité et le rythme des informations qu’ils reçoivent en permanence par un nombre de canaux en constante augmentation.

Avery Holton et Iris Chyi ont interrogé plus de 750 Américains sur leur perception d’une éventuelle surinformation. Seulement 27% d’entre eux ont répondu ne pas souffrir de ce phénomène.

Les chercheurs ont ensuite étudié l’existence d’une possible corrélation entre 15 plates-formes d’actualité utilisées et le sentiment de surinformation. Trois plates-formes – l’ordinateur, le lecteur électronique et Facebook – ont fait apparaître une corrélation positive avec le sentiment de surinformation alors que deux autres – la télévision et l’iPhone – démontraient une corrélation négative (pas de surinformation). Les autres plates-formes – presse écrite, Twitter, iPad… – n’ont pas révélé de corrélation statistiquement probante.

(CC) Mark Smiciklas

Les responsables de l’étude en concluent que le sentiment de surinformation pourrait dépendre davantage des médias utilisés que du volume d’information lui-même. Moins une plate-forme est propice à la gestion d’un flux important d’informations, plus elle nous donnerait le sentiment d’une surinformation – et vice versa. Une application sur iPhone, par exemple, semble moins oppressante qu’un navigateur Internet sur un ordinateur car elle offre moins de liens externes.

Il me semble aussi que la nature des personnes qui utilisent ces plates-formes entre aussi en ligne de compte. Cela pourrait par exemple expliquer que Twitter – qui offre presque le même nombre de liens externes que Facebook – ne donne pas l’impression de surinformation à ses abonnés. Ceux-ci sont en effet généralement davantage “drogués” d’information que les utilisateurs du réseau de Mark Zuckerberg.

In fine, la responsabilité de notre éventuel sentiment de surinformation ne tient donc pas forcément au rôle des médias comme diffuseurs d’information mais à leur mission annexe de plate-forme de consommation de contenus.

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