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Evaluez votre capacité multi-tâche

Mythe ou réalité ?

L’application ci-desous, trouvée sur Open-Site grâce à Mashable, vous permet d’évaluer votre capacité multi-tâche. Faites le test puis lisez la suite de cet article.

Ceux qui, comme moi, n’ont pas le temps d’assouvir toutes leurs passions et leur curiosité intellectuelle nourrissent généralement deux rêves : ne pas avoir besoin de dormir et pouvoir faire plusieurs choses en même temps. Si l’inanité du premier rêve a été démontrée scientifiquement, le second demeure un espoir pour beaucoup de gens.

Or la capacité multi-tâche est une chimère à laquelle le monde hi-tech dans lequel nous vivons a donné une nouvelle crédibilité. Aujourd’hui, notre attention est en effet attirée en permanence par tous les vecteurs numériques à notre disposition sur des appareils fixes et mobiles : email, messagerie, sites web, réseaux sociaux…

(CC) Ryan Ritchie

(CC) Ryan Ritchie

Nous pouvons certes marcher aisément en mâchant un chewing gum parce que l’une de ces tâches est dirigée automatiquement par notre cerveau inconscient. En revanche, des études ont montré qu’entretenir une conversation sur son téléphone mobile tout en marchant résulte dans un risque accru de se cogner. Nous ne pouvons en effet pas accomplir simultanément deux tâches commandées par notre cerveau conscient car nous ne pouvons penser qu’à une seule chose à la fois.

On confond souvent attention partielle et activité multi-tâche. L’attention partielle nous fait passer en permanence d’un stimulus à l’autre sans concentration durable sur un sujet. Lorsque nous croyons mener deux activités conscientes en même temps, soit nous “automatisons” l’une d’entre elles grâce à notre cerveau inconscient, soit nous passons très rapidement de l’une à l’autre sans nous concentrer – c’est-à-dire sans accorder notre attention consciente à chacune d’entre elles de manière durable.

C’est cette alternance rapide d’une tâche à l’autre qui nous donne l’illusion de mener une activité multi-tâche. Mais ce n’est qu’une illusion.

4 commentaires sur “Evaluez votre capacité multi-tâche”

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Bonsoir,
merci pour ce petit jeu amusant. Je suis d’accord avec vous sur le fait que la plupart du temps notre multitâches a quelque analogie avec celui de nos ordinateurs monoprocesseurs qui doivent « switcher » en permanence le contexte de chacun des fils d’exécution des tâches qu’il déroule. Il me semble d’ailleurs que ce sont ces changements de contextes permanents qui usent plus vite nos managers que les tâches elles-mêmes.
J’en étais autant persuadé que vous jusqu’au jour où j’ai lu le livre d’un de des plus éminents neuroscientifiques de notre planète (Antonio Damasio « l’autre moi-même » – les nouvelles cartes du cerveau, de la conscience et des émotions page 214). Il aboutit à dire que les ressources nécessaires à la formation des images est une ressource rare et il écrit ceci : « à un instant donné seule une certaine quantité d’images peuvent être actives et objets d’attention. Cela veut dire que les « écrans » au sens métaphorique, sur lequel notre cerveau projette les images qu’il a sélectionnées et ordonnées dans le temps sont assez limités. En jargon informatique d’ aujourd’hui, il existe une limite au nombre de « fenêtres » qu’on peut ouvrir sur son écran. (Voilà qui doit nous rappeler que les limites supérieures de l’attention dans le cerveau humain s’élèvent rapidement dans la génération qui a été habituée au multitâche, avec l’ère numérique – ce qui pourrait changer certains aspects de la conscience dans un avenir pas si éloigné si ce n’est déjà fait. Les avantages qu’on pourrait tirer du franchissement du plafond de verre de l’attention et des aptitudes associatives engendrées par le multitâche sont fantastiques mais ils ont une contrepartie en termes d’apprentissage, de consolidation de la mémoire et d’émotion. Nous n’avons aucune idée du prix à payer en échange) ». Fin de citation.

L’homme, par une réelle prise en compte du multitâche n’est-il pas en train d’évoluer sous nos yeux pour faire mieux face à la complexité ? Et par les réflexions émises par certains DRH ne voyons-nous pas déjà un certain prix à payer ?

Cher Pierre-Jean,
Merci beaucoup d’avoir partagé avec nous cette passionnante citation.
Je suis comme vous un avide lecteur d’Antonio Damasio (cf. http://www.superception.fr/2011/03/28/une-emotion-nest-pas-une-idee).
La plasticité étonnante du cerveau est un élément que j’ai plusieurs fois abordé sur Superception. Elle explique en effet les différences observées de manière croissante entre les cerveaux des “Digital Natives” et ceux des “Digital Immmigrants”. Cette évolution n’en est qu’à ses débuts et comporte des avantages (dont une potentielle capacité multitâche) et des inconvénients (dont une moindre appétence naturelle pour les contacts humains).
Bien à vous.
Xophe

trop bien les tests mais conclusion désespérante :”Mais ce n’est qu’une illusion” 🙂

tel un vieux windows 95, le multitâches de mon cerveau semble en effet bien limité.

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