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Les tablettes sauveront-elles la presse écrite ?

Elles peuvent représenter un atout en termes d’usage. Sera-ce suffisant ?

Ainsi que le relatait récemment le site web de la Fondation Nieman pour le journalisme de l’Université de Harvard, Jim Chisholm, un consultant écossais spécialisé dans la presse écrite, a fait une intervention remarquée lors du congrès de l’Association mondiale des journaux et groupes de presse. Je ne suis pas en phase avec l’ensemble de ses arguments mais il en est un qui a retenu mon attention.

Jim Chisholm souligne que les internautes américains fréquentent très régulièrement les sites Internet des journaux : 61,5% d’entre eux en visitèrent au moins un au mois de mai. Cependant, ils n’y consomment pas beaucoup de contenus : les sites web de journaux ne représentèrent en effet que 1,5% des pages vues, 7,9% des visites totales et 1,7% du temps total passé en ligne par les internautes américains durant le même mois de mai.

Dans un article paru il y a quelques mois sur News & Tech et rappelé par la Fondation Nieman, Chisholm avait affirmé que les tablettes offrent un potentiel de développement très intéressant pour la presse écrite : “il sera un jour plus rentable de donner aux abonnés des tablettes gratuites intégrant par défaut les contenus d’un journal plutôt que de continuer à financer sa diffusion papier“.

Inutile de vous dire quel article j'ai lu sur cet écran - (CC) The New York Times

Inutile de vous dire quel article j’ai lu sur cet écran – (CC) The New York Times

Chisholm souligne en effet que les tablettes peuvent offrir le meilleur des deux mondes aux consommateurs : la lecture de l’ensemble d’un journal comme avec une édition papier et la navigation dans son contenu comme sur un site web. C’est un potentiel que les groupes de presse commencent à exploiter, à l’instar du New York Times dont les applications iPad sont remarquables.

La question que Chisholm pose en réalité concerne le mix des investissements des groupes de presse écrite entre leurs vecteurs analogique (l’édition papier et ses coûteuses impression et diffusion) et numériques (sites web et applications pour tablettes et smartphones). C’est un enjeu majeur car la plupart de ces groupes n’ont plus les reins assez solides pour financer deux développements aussi coûteux.

Mais un autre élément plus essentiel encore que leur canal de diffusion a trait aux contenus diffusés. La qualité du canal n’a d’intérêt que si elle est mise au service de contenus attractifs. Et, malheureusement, de nos jours, les arbitrages des groupes de presse sont de plus en plus souvent réalisés aux dépens de leurs rédactions.

Un commentaire sur “Les tablettes sauveront-elles la presse écrite ?”

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À Montréal, le journal La Presse songe fortement à ofrir une tablette à tous ses abonnés, une étape vers la suppression de la copie papier. Une question se pose : quelle sera l’influence de ces journaux électroniques, tenant compte de l’évolution du lectorat et de ses nouvelles habitudes de lecture. Et quelle influence ces nouvelles conditions auront-elles sur le contenu et l’écriture des journalistes ? En tout cas, en bien ou en mal, la suprématie de la tablette signera la fin du journalisme tel qu’on l’a connu depuis cent ans.

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