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Toute vérité n'est que perception

Les ados ne fuient pas (encore) Facebook

L’évolution de leur relation au premier réseau social de la planète est plus subtile.

Le Pew Research Center a publié il y a quelques jours sur son blog une mise en perspective très intéressante d’un sujet à la mode : l’exode supposé des adolescents de Facebook.

Une étude divulguée par le Pew Research Center au mois de mai dernier avait d’ailleurs significativement contribué au développement de ce marronnier : elle notait, à partir de discussions menées au sein de focus groups (groupes de discussion servant des recherches marketing qualitatives) avec des adolescents, un relativement moins fort enthousiasme de leur part pour le réseau créé par Mark Zuckerberg qui contrastait avec leur emballement pour Instagram et Twitter.

Aujourd’hui, le Pew Research Center remet cette conclusion en perspective en soulignant que la diversification de la présence des adolescents sur plusieurs réseaux sociaux n’est pas forcément synonyme de la débâcle de Facebook, une évolution qui n’était d’ailleurs pas visible dans les données quantitatives publiées par Pew au mois de mai dernier : 94% des adolescents sondés (un chiffre en très légère augmentation) avaient alors un compte sur Facebook (voir le tableau ci-dessous) et 81% affirmaient que ce réseau social était celui qu’ils utilisaient le plus.

(CC) Pew Research Center

(CC) Pew Research Center

Certes, la croissance de l’utilisation de Twitter et d’Instagram par les adolescents est beaucoup plus forte que celle de Facebook mais en partant d’une base considérablement plus faible. Et seulement une infime partie des adolescents interrogés assure que le site de micro-blogging (7%) ou celui de partage de photos (3%) est leur premier réseau social.

Facebook est-il immunisé pour autant contre toute perte d’influence auprès des adolescents ? Non, et ce pour deux raisons.

En premier lieu, la précision apportée par le Pew Research Center, si elle exonère Facebook du danger d’un exode massif des ados, me semble porteur d’un autre risque : la diversification de l’usage des réseaux sociaux par les jeunes signifie que ceux-ci passent moins de temps sur Facebook, ce qui constitue une mauvaise nouvelle pour le potentiel de génération de revenus du site.

En outre, les adolescents sont des utilisateurs très inconstants des réseaux sociaux : ainsi que le rappelle également le Pew Research Center, MySpace était, il y a seulement six ans (une éternité dans le monde Internet), le réseau le plus utilisé par 85% d’entre eux (contre 7% aujourd’hui !). Cependant, la place prise par Facebook dans la Société au sens large devrait le préserver – au moins à court terme – d’un destin comparable à celui de MySpace.

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