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Communication.Management.Marketing

Toute vérité n'est que perception

Comment sortir de notre bulle numérique…

… et gagner ainsi en sagesse ?

L’intelligence artificielle qui régit les services qui nous sont proposés sur Internet est programmée pour nous faire plaisir à notre insu en allant, en particulier, dans le sens de nos opinions.

L’exemple le plus connu de ce phénomène est le moteur de recherche de Google qui nous livre des résultats correspondant aux penchants que nous avons exprimés dans les recherches précédentes (et dans toutes nos interactions avec les produits de la marque pour celles et ceux qui utilisent aussi Gmail, Google+, YouTube…).

Ce faisant, le web tend à nous emprisonner dans une “bulle de filtres” (“filter bubble“) pour reprendre l’expression créée en 2011 par l’activiste numérique américain Eli Pariser.

(CC) TheAlieness GiselaGiardino²³

(CC) TheAlieness GiselaGiardino²³

Or The MIT Technology Review rend compte d’une étude menée par trois chercheurs – Eduardo Graells-Garrido de l’Université Pompeu Fabra de Barcelona ainsi que Mounia Lalmas et Daniel Quercia des Yahoo Labs – afin de faire exploser cette bulle en obligeant les internautes à se confronter à des opinions différentes des leurs.

Leur postulat est que des individus en désaccord sur un sujet peuvent être en phase sur beaucoup d’autres. Ils ont donc conçu une solution logicielle qui met en relation les personnes à partir de leurs préférences. Ainsi les internautes sont-ils exposés à une gamme d’opinions bien plus large. Après une période d’accoutumance, ces derniers s’estiment aussi satisfaits que dans leur ancienne bulle de filtres car ces opinions proviennent de personnes avec lesquelles ils partagent certains points de vue.

Pour démontrer la pertinence de leur modèle, nos trois chercheurs l’ont testé sur le sujet de l’avortement au Chili aux mois d’août et septembre derniers. Ce pays applique certaines des lois anti-avortement les plus restrictives de la planète et cette thématique était alors au coeur de sa campagne présidentielle.

Graells-Garrido, Lalmas et Quercia identifièrent 3 000 abonnés chiliens de Twitter qui avaient exprimé des vues claires pour ou contre l’avortement. Ils étudièrent leurs tweets sur d’autres sujets afin de créer un nuage de mots décryptant leurs opinions. Cela leur permit de recommander la lecture de tweets à chacune de ces personnes en fonction des positions qu’elles partageaient sur d’autres sujets que l’avortement. Cette expérimentation démontra une ouverture inattendue de leur part à des idées différentes des leurs et une plus grande sensibilité au changement par la suite.

C’est une approche très intéressante pour quiconque estime, comme moi, que la sagesse résulte du débat plutôt que de l’uniformité de pensée.

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