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Communication.Management.Marketing

Toute vérité n'est que perception

Voyage aux frontières de la propriété intellectuelle numérique

Un procès signale les contradictions du moment dans ce domaine.

Michelle Phan est l’une des stars de YouTube. Sa série de vidéos didactiques sur le maquillage lui assure près de 7 millions d’abonnés et des revenus publicitaires conséquents sur sa chaîne où quelques vidéos ont été visionnées plusieurs dizaines de millions de fois. Elle est apparue dans des campagnes de publicité de grandes marques et développe même une ligne de maquillage à son nom.

La blogueuse de 27 ans est aujourd’hui visée par une action en justice d’Ultra Records qui lui reproche l’utilisation illégale d’une cinquantaine de ses productions musicales. La maison de disques demande des dommages et intérêts de 150 000 dollars par morceau exploité sans son autorisation.

Il faut dire que les revenus que Michelle Phan tire de sa popularité la placent dans la même position qu’une marque qui aurait recours dans l’une de ses publicités à la musique d’un artiste sans son accord et sans le rémunérer.

Michelle Phan - (CC) Gage Skidmore

Michelle Phan – (CC) Gage Skidmore

A ce niveau de succès, Michelle Phan est censée connaître les règles les plus élémentaires du domaine – la production vidéo – dans lequel elle se distingue. L’attrait et, partant, le rendement économique de ses vidéos reposent en partie sur la tonalité que lui confèrent les musiques qu’elle y intègre. Il est donc logique que leurs créateurs et producteurs soient rétribués.

Pourtant, ce n’est pas l’avis de toutes les parties concernées par ce différend. En effet, Kaskade, l’un des artistes d’Ultra Records dont la musique a été utilisée par Michelle Phan, a pris la défense de la blogueuse sur Twitter en expliquant que les droits d’auteur relevaient d’une autre époque.

On touche là au cœur de la contradiction croissante entre le droit en vigueur et les nouvelles pratiques du web social : la publicité gratuite offerte à une œuvre auprès de plusieurs dizaines de millions de personnes vaut-elle rémunération des droits d’auteur qui y sont attachés ?

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