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Toute vérité n'est que perception

National Geographic Channel a-t-elle raison de faire le pari de la qualité ?

Alors que le nombre de nouveaux programmes télévisés n’a jamais été aussi important outre-Atlantique, la chaîne câblée a décidé de privilégier la qualité de ses productions sur leur quantité.

Ces dernières années, National Geographic Channel avait multiplié les programmes de mauvaise qualité, au premier rang desquels des émissions de télé-réalité. Cette année, elle se concentre sur des productions plus quantitatives, plus coûteuses et moins nombreuses. Elle espère ainsi avoir plus d’impact et élargir son audience. Sa mue devrait être achevée à la fin de cette année.

L’un des exemples emblématiques de cette nouvelle stratégie est la diffusion du documentaire “He Named Me Malala” consacrée à Malala Yousafzai. Cette activiste pakistanaise pour l’éducation des filles a survécu à une tentative d’assassinat des Talibans et est la plus jeune lauréate du Prix Nobel de la Paix.

Ce documentaire a été diffusé hier soir sur National Geographic Channel sans interruption publicitaire, une incongruité aux Etats-Unis, mais avec le soutien d’un sponsor. Ses rediffusions, cependant, incluront des pauses promotionnelles.

"He Named Me Malala" - (CC) Malala.org

“He Named Me Malala” – (CC) Malala.org

Le deuxième changement représenté par la nouvelle stratégie de la chaîne a trait au recours accru à des programmes scénarisés, à l’instar des films réalisés à partir des livres historiques “Killing Jesus“, “Killing Kennedy” et “Killing Reagan” de Bill O’Reilly. Ces téléfilms ont été les plus regardés et les mieux notés de l’histoire de la chaîne.

Cette année, celle-ci proposera aussi “Mars“, une série produite par Brian Grazer et Ron Howard, deux figures de premier plan d’Hollywood. “Mars” racontera la première mission humaine sur la planète rouge en 2034.

Last but not least, National Geographic Channel va faire évoluer son positionnement marketing afin d’exprimer la priorité qu’elle accorde désormais à la production de contenus qualitatifs.

Ce ne devrait pas être un changement d’image trop déroutant pour les audiences de la chaîne car celle-ci a davantage été associée, sur la durée, à la qualité de ses reportages qu’aux rebondissements de ses émissions de télé-réalité.

Sa nouvelle stratégie fait donc sens à cet égard, et ce d’autant plus que l’offre médiatique actuelle est davantage saturée par des programmes médiocres que par des contenus remarquables. Le succès des diffuseurs (HBO, Netflix, Showtime…), même payants, qui proposent une programmation originale témoigne de l’appétit du public pour la qualité.

Même si son business model est différent, le secteur télévisuel est confronté à la même problématique que la presse face à la généralisation d’une offre numérique gratuite : elle ne prospérera pas en abaissant ses contenus au niveau de ceux de ses concurrents les plus sommaires, car cela l’empêcherait notamment de couvrir ses coûts de fonctionnement, mais en sortant par le haut de cette compétition.

National Geographic Channel bénéficie à cet égard de la puissance de sa marque et de son statut de chaîne cablée.

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