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Communication.Management.Marketing

Toute vérité n'est que perception

L’absence de culpabilité des pirates de contenus numériques s’explique scientifiquement

Ce n’est pas par hasard que celles et ceux qui, d’habitude, respectent la loi téléchargent illégalement des contenus numériques – ou utilisent des logiciels de blocage des publicités – sans se sentir coupables.

Une étude conduite par une équipe du Monash Institute, un institut australien spécialisé dans les neurosciences, compare ce qui se passe dans le cerveau de ceux qui volent un contenu numérique ou un sac à main.

Dans un premier temps, les chercheurs soumirent un questionnaire aux participants afin de comprendre s’ils seraient plus enclins à voler un bien intangible (logiciel, chanson, film…) ou tangible (CD, DVD…).

Les personnes interrogées admirent qu’elles étaient plus portées à voler un bien non-physique, et ce quels que soient son prix, le risque d’être pris sur le fait et la difficulté de réaliser ledit vol.

(CC) g4ll4is

(CC) g4ll4is

Ensuite, les scientifiques réalisèrent des tests sous IRM pour comprendre la différence d’approche à l’égard des biens tangibles et intangibles.

Ces tests révélèrent deux phénomènes très intéressants :

  • le cerveau des participants fut beaucoup plus actif lorsqu’ils essayèrent d’imaginer des biens intangibles que lorsqu’ils accomplirent le même exercice avec des biens tangibles, ce qui indique que nous avons plus de difficultés à nous représenter des biens intangibles ;
  • la zone de leur cerveau (cortex orbitofrontal) qui traite le sentiment de culpabilité fut beaucoup plus active lorsqu’il leur fut demandé d’imaginer qu’ils volaient un bien tangible que lorsqu’ils imaginèrent dérober un bien intangible.

Nous réagissons donc de manière très différente à l’égard des biens tangibles et intangibles. En particulier, nous sommes plus disposés à violer les lois et standards moraux pour acquérir ceux-ci que ceux-là parce que nous avons beaucoup plus de difficultés à nous les représenter et nous sentons donc moins coupables.

Cette différence résulte certainement du fait que, au cours de son évolution, l’homo sapiens a développé le sentiment de propriété à l’égard de biens tangibles. Notre cerveau est donc programmé pour associer propriété et tangibilité.

Selon les chercheurs australiens, la même distinction entre tangibilité et intangibilité expliquerait la tolérance plus grande de beaucoup à l’égard des comportements déviants (harcèlement, espionnage, vols de données personnelles…) lorsqu’ils sont pratiqués en ligne.

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