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Communication.Management.Marketing

Toute vérité n'est que perception

La leçon de management de Roger Federer

Le cheminement importe plus que la destination.

A la surprise générale, le génie suisse déclara, après avoir gagné son quart de finale contre Stan Wawrinka, qu’il était venu à Roland Garros, pour la première fois depuis quatre ans, dans l’optique d’affronter Rafael Nadal. Son bilan contre ce dernier sur terre battue serait pourtant rebutant pour tout autre joueur : quatorze défaites pour deux victoires sur l’ensemble de leur carrière et quatre sets seulement remportés sur dix-huit possibles en six affrontements Porte d’Auteuil (quatre finales et deux demi-finales).

Lorsque je lus cette déclaration, je pensai à mon autre sport favori, l’alpinisme. En haute montagne, que l’on soit un modeste amateur ou un alpiniste de l’extrême, on ne se bat jamais contre un adversaire. On ne se bat pas davantage contre la nature. On se bat contre soi-même pour dépasser ses limites. Même encordé avec un compagnon, dans les moments les plus difficiles techniquement, physiquement et/ou psychologiquement, on est seul face à sa résolution et sa résistance.

Roger Federer – (CC) Christophe Lachnitt

Défier Rafael Nadal à Roland Garros est l’Everest de Roger Federer. Alors que les joueurs, à l’approche de leur retraite, se concentrent sur les challenges qui leur semblent les plus favorables à leur jeu et leur condition physique, le recordman des victoires en grand chelem révèle avec cette déclaration une facette de sa personnalité souvent occultée par son talent : un exceptionnel esprit de compétition.

Comme la majorité des compétiteurs hors du commun, c’est d’abord à lui-même que Roger Federer veut prouver ce dont il est capable. C’est pourquoi la perspective de cette mission-suicide contre Nadal sur terre battue le motive. Ce qui prévaut, à ses yeux, n’est pas l’issue mais le défi.

Comme l’a dit un autre grand champion de ce sport, André Agassi,

Je ne suis pas devenu celui que je suis grâce au tennis mais grâce à l’attention que j’ai vouée au tennis. C’est le processus qui compte“.

C’est une leçon pour les leaders et managers : se concentrer sur le cheminement (la raison d’être, la stratégie, les valeurs) plutôt que la destination (les résultats financiers). La seconde est le produit du premier, jamais l’inverse.

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