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Toute vérité n'est que perception

Lecture : “The Many Lives Of Michael Bloomberg” par Eleanor Randolph (480 pages, 2019)

Une biographie aussi rationnelle et efficace que son sujet principal.

Eleanor Randolph est une journaliste politique américaine de premier plan. Elle a notamment œuvré au sein du Los Angeles Times, du Washington Post et, ces derniers temps, du New York Times.

Dans “The Many Lives Of Michael Bloomberg”, elle relate l’ascension de Michael Bloomberg d’une modeste famille de la banlieue de Boston à l’une des dix plus grandes fortunes mondiales (neuvième, exactement, avec 56 milliards de dollars) grâce à une intuition qui l’amena à créer “le Google de la finance” puis à constituer un empire de l’information à partir de cette innovation.

Bloomberg fut élu maire de New York quelques semaines après les attentats du 11 septembre 2001 alors que, comme aujourd’hui dans la course à la Maison-Blanche, personne ne lui donnait aucune chance de réussir dans cette nouvelle entreprise. Il fut un magistral, sinon idéal, maire de New York, dirigeant la renaissance de la ville après le drame incomparable qu’elle avait enduré : assainissement des finances, chute de la criminalité, réforme scolaire, baisse des tensions ethniques, reprise du tourisme, développement des arts… Il est rare que les méthodes de management du privé soient efficacement transposées à un exécutif politique : le magistère de Bloomberg sur New York figure au premier rang des exceptions qui confirment cette règle. Une fois ses trois mandats de maire achevés, Bloomberg revint à son entreprise et à ses initiatives philanthropiques, lesquelles sont seulement surpassées, outre-Atlantique, par celles de Bill Gates.

Le parcours entrepreneurial et politique de Mike Bloomberg met en exergue le fait qu’aucun leader ne peut être parfait, parce qu’il est un être humain faillible avant d’être un dirigeant. De fait, Bloomberg ne fut pas toujours un manager impeccable, notamment à ses débuts, de même qu’il ne fut pas un maire irréprochable. Mais son bilan, dans ces deux chapitres de sa vie, est exceptionnel. Il créa plus de valeur et apporta davantage à la Société que ces responsables politiques dont la revendication d’une infaillibilité repose sur des mensonges aussi prétentieux que leurs réalisations sont modestes. En politique, en voulant croire à la perfection, on se prive souvent de l’excellence.

La biographie d’Eleanor Randolph est aussi rationnelle et efficace que son sujet principal : que ceux qui espèrent des révélations sur la vie personnelle ou les états d’âme éventuels de Michael Bloomberg passent leur chemin. C’est une dissection de son activité professionnelle et philanthropique que l’auteur nous propose avec une précision et une complétude qui ne font jamais défaut au fil des pages.

J’avais lu il y a plusieurs années l’autobiographie de Michael Bloomberg. Si vous ne devez lire qu’un ouvrage à son propos, choisissez sans hésiter le volume d’Eleanor Randolph.

NOTE : A.

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