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Communication.Management.Marketing

Toute vérité n'est que perception

La leçon de management de la PDG d’Avon

Dans une interview pour la série “Les femmes américaines les plus puissantes” réalisée en coopération par FORTUNE et Yahoo!, Andrea Jung, PDG de l’entreprise de cosmétiques Avon, nous livre une leçon de management avec, en prime, une très jolie formule. La preuve qu’Avon ne s’occupe pas seulement d’embellir les femmes.
Andrea Jung raconte dans cette interview comment, au moins deux fois dans sa carrière, elle a eu envie de quitter l’entreprise pour laquelle elle travaillait et comment elle s’est beaucoup mieux portée en décidant finalement d’aller contre son impulsion.

La première fois, la jeune Andrea, issue d’une famille sino-américaine pauvre, venait de finir ses études à Princeton, l’une des universités les plus cotées d’Amérique. Elle avait été intégrée dans le programme de formation de Bloomingdale’s, une chaîne de grands magasins. Mais elle était déçue par le fait qu’elle passait ses journées à remplacer les cintres des marques de vêtements par des cintres Bloomingdale’s pour exposer la marchandise dans les rayons.

Elle culpabilisait que ses parents aient fait tant d’efforts afin de financer ses études pour se retrouver dans ce travail sans intérêt. Lorsqu’elle partagea son envie de quitter Bloomingdale’s avec ses parents, ceux-ci lui ordonnèrent de rester, lui disant qu’il était normal qu’elle commence tout en bas de l’échelle. Elle continua donc sa carrière chez Bloomingdale’s et n’eut pas à le regretter, apprenant notamment beaucoup sur le commerce de détail, ce qui lui serait très bénéfique pour la suite de son parcours chez Neiman Marcus (une autre chaîne de grands magasins) et Avon.

Andrea Jung – (CC) Caseyculture

Elle rejoignit Avon en 1994. Il lui fut alors demandé de créer une marque au niveau mondial, ce qu’elle fit avec tant de succès qu’elle fut considérée pour le poste de PDG trois ans plus tard. Mais elle n’obtint pas le job. C’est alors qu’elle fut de nouveau tentée de partir.

Cependant, elle s’accrocha et fut nommée PDG deux and plus tard, étant alors, à 40 ans, la plus jeune femme PDG de l’une des 500 plus grandes entreprises américaines. Elle est aujourd’hui la femme PDG qui a été le plus longtemps (12 ans) à la tête d’une entreprise du Top 500. Elle est aussi membre des Conseils d’Administration d’Apple et de General Electric.

Andrea Jung explique : “Faites fructifier ce que vous avez planté”. Et ajoute : “Suivez votre boussole, pas votre montre” (la jolie formule dont je vous avais parlé).

Pour une fois, cependant, je n’adhérerai pas sans réserve à la leçon de management que je rapporte sur ce blog. En effet, le parcours d’Andrea Jung est exemplaire et plaide naturellement en faveur de la patience. D’autres exemples pourraient militer pour l’approche inverse. On peut également alterner les deux méthodes à différents stades d’un parcours professionnel.

Au fond, l’évolution d’une carrière est une équation très personnelle et il revient à chacun de faire ses choix en se demandant si la loyauté qu’il éprouve à l’égard de l’organisation et du patron pour lesquels il travaille et l’intérêt de sa fonction constituent des raisons suffisantes pour refuser d’éventuelles opportunités qui peuvent se faire jour sous d’autres cieux.

In fine, je crois que c’est souvent une décision plus émotionnelle qu’on veut bien se l’avouer…

Un commentaire sur “La leçon de management de la PDG d’Avon”

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La patience, l’implication personnelle et professionnelle, le suivi de formations performantes, la charge de travail abattue sans jamais regretter, la motivation, les belles réussites et les moins bonnes, le management d’une équipe au quotidien, peuvent aussi s’émousser si tout stagnent et rien de ne bougent car les opportunités internes sont rares et ne sont pas systématiquement proposées par l’entreprise.

A un moment donné, et surtout au bout d’un certains nombre d’années non stop sans compter les heures et les projets, le WLB (work life balance) – l’équilibre entre vie privée (personnelle) et vie professionnelle – doit reprendre place afin de ne pas avoir la désagréable impression de travailler pour des objectifs toujours plus ambitieux non récompensés financièrement, et au final cela donne l’impression intime de régression, de lassitude, et donc effectivement partir ou rester reste la question de beaucoup de managers ?
Mais lorsque on se bat au quotidien pour faire briller l’image de marque et l’image de la marque employeur de son entreprise dans laquelle on passe un temps énorme, on reste cependant très attaché à son entreprise (réaction émotionnelle). Donc les promotions transverses doivent se mettre en place afin de ne pas sclérosé une organisation même ci cette dernière convient au boss. Car la démotivation et le mal contre lequel tous les managers doivent lutter.

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