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Toute vérité n'est que perception

La leçon de management de Bill Clinton

L’ancien Président a pris il y a quelques jours une bonne résolution que nous devrions tous adopter.

Il s’efforce désormais chaque jour de dire à haute voix “je ne sais pas” ou “j’ai eu tort”. Comme le raconte Politico, Bill Clinton mit aussitôt cette décision en pratique quand il l’annonça lors d’une conférence devant la Historical Society de New York au cours de laquelle il fut interviewé par sa fille Chelsea : il affirma regretter le passage de son dernier livre (Back to Work), paru il y a quelques jours, qui fut interprété comme une critique du Président Obama.

Il s’y disait stupéfait que les Démocrates aient accepté l’an passé la demande des Républicains de prolonger les réductions d’impôts décidées par George W. Bush sans insister sur une augmentation simultanée du plafond de la dette fédérale. Il suggérait qu’une meilleure négociation de la part d’Obama aurait évité que les Républicains ne puissent utiliser une arme politicienne lors du débat sur le relèvement du plafond de ladite dette qui ridiculisa le pays l’été dernier.

Devant la noble assemblée new-yorkaise, Clinton expliqua qu’il venait de recevoir un email de Gene Sperling, un conseiller économique de Barack Obama qui avait aussi travaillé à ses côtés à la Maison-Blanche. Dans ce message, Sperling lui assurait qu’Obama et les Démocrates avaient bien fait leur maximum pour obtenir un relèvement du plafond de la dette mais qu’ils en avaient été empêchés par la capacité du Sénat (à majorité républicaine) de bloquer toute loi qui lui déplairait, une faculté sous-estimée par Clinton. Bill Clinton acheva son explication en disant : “je me suis trompé. Vous voyez, cela ne fait pas trop mal de le reconnaître”.

(CC) World Economic Forum

Si l’un des hommes les plus intelligents et les plus instruits de son époque peut ainsi admettre ses erreurs, nous devons pouvoir le faire également. Nous gagnerions tous – et nos équipes encore plus que nous – à prendre la même résolution que Bill Clinton. Ce n’est pas tant une question de gloriole – les managers qui reconnaissent leurs torts ont généralement une meilleure image que les butés – que de confiance.

Tout le monde, en effet, sait que nous ne sommes pas infaillibles et nos équipes qui nous côtoient au quotidien le savent mieux que quiconque. L’honnêteté étant l’un des fondements les plus solides de la confiance, nous avons tout intérêt à convenir de nos faiblesses et de nos errements pour construire une relation de confiance avec les collaborateurs que nous encadrons. Un individu a davantage tendance à avouer ses erreurs à un patron qui donne l’exemple en la matière. In fine, c’est toute l’entreprise qui y gagne car, plus vite les erreurs sont révélées, plus de chances elles ont d’être corrigées sans conséquences irréparables.

A contrario, les patrons censément infaillibles encouragent leurs subordonnés à viser la même fiabilité absolue pour être à leur hauteur. Or niveau d’exigence élevé et absence totale d’erreurs ne devraient pas se conjuguer car l’être humain est faillible. En donnant l’exemple de l’infaillibilité, on encourage donc le camouflage des erreurs, source de catastrophes potentielles pour l’entreprise.

Faire des erreurs est inévitable pour l’homme et les reconnaître est indispensable pour l’entreprise.

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