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Hit the Road Jack!

Jack Welch quitte Fortune et Reuters, ses partenaires médias, après un tweet polémique.

Jack Welch, l’ancien PDG de General Electric (GE), et son épouse Suzy sont des blogueurs réguliers. Jusqu’à présent, leur production éditoriale était reprise par les sites Internet du magazine Fortune et de l’agence de presse Reuters.

Mais, vendredi dernier, Jack Welch a mis en ligne un tweet induisant que les chiffres de l’emploi communiqués le même jour par l’Administration Obama, les meilleurs depuis belle lurette (taux de chômage pour la première fois depuis janvier 2009 inférieur à 8%), étaient le fruit d’une manipulation au lendemain du débat raté de Barack Obama face à Mitt Romney.

Andy Serwer, le directeur de la rédaction de Fortune, a vertement critiqué cette assertion et son auteur, rappelant que, durant le règne de vingt ans de Welch à la tête de GE, l’Entreprise avait perdu près de 100 000 emplois. En outre, des lecteurs de Fortune se seraient plaint auprès du magazine que Welch, l’un de ses contributeurs les plus célèbres, puisse faire de tels commentaires sur Twitter.

Reuters a également remis en cause les affirmations de son blogueur, reprenant même les déclarations d’un analyste financier selon lequel Welch manipulait à l’époque les résultats financiers de GE afin d’excéder les prévisions de Wall Street.

Résultat : hier, Jack Welch a signifié par email à Fortune et Reuters qu’il cessait toute collaboration avec eux. Je ne pense pas que la décision de Welch soit pensée dans le sens d’un arbitrage entre deux types de médias – un réseau social agence d’information du 21ème siècle et deux sites Internet de la fin du 20ème siècle. Sa décision me paraît davantage l’expression du dépit d’avoir été attaqué par ses deux médias partenaires et de la volonté de reprendre sa liberté.

Ce faisant, elle met cependant une nouvelle fois en exergue la disparition des intermédiaires entre les personnalités et le grand public favorisée par Twitter. On peut parier que Welch trouvera un autre média conservateur pour reprendre ses articles plus longs mais, ainsi que cette mésaventure l’illustre, Twitter* lui fournit une caisse de résonance déjà suffisante.

* Pour ceux que cela intéresse, le compte Twitter de Jack Welch, que je suis depuis longtemps, alterne entre des commentaires sportifs (golf et baseball principalement), des prises de position politiques et des remarques sur le business, ces dernières étant à mon sens les seules dignes d’intérêt.

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