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Communication.Management.Marketing

Toute vérité n'est que perception

La fin des mâles alpha

Pourquoi notre cerveau n’a pas fini de s’adapter à la révolution numérique.

Un article du blog de The Harvard Business Review évoquait récemment un sujet que je traite avec mes étudiants de Master Marketing : la manière dont notre cerveau nous motive.

En résumé, la principale fonction de notre cerveau, héritée des premiers hommes, est d’assurer notre survie. Tout ce que nous pensons, tout ce que nous décidons, tout ce que nous faisons est conditionné à cet impératif dont la prégnance n’a pas diminué même si les menaces auxquelles nous sommes confrontées sont moins bien dangereuses que celles que devaient affronter nos lointains ancêtres.

Dans les situations tendues, l’hormone du stress, le cortisol, envahit notre cerveau et l’amygdale, notre cerveau émotionnel, prend le contrôle des opérations (lire ici). C’est pourquoi, comme le relève The Harvard Business Review, nous avons tant de difficultés à reconnaître nos erreurs ou nos déficiences dans une discussion : notre système d’auto-défense s’active en effet pour nous éviter une perte – même temporaire – de pouvoir et nous conduit au combat, à la fuite ou à l’apaisement. Dans les trois cas, l’échange d’informations et la construction d’une solution honnête (c’est-à-dire sans arrière-pensées) sont plus difficiles.

(CC) Daniela Hartmann

Pour beaucoup de managers, la réaction la plus tentante est le combat car, en cas de victoire, même purement rhétorique, leur cerveau est “récompensé” par deux hormones – l’adrénaline et la dopamine – qui dopent leur estime de soi. Et, ainsi, deviennent-ils drogués au fait d’avoir raison.

Mais tout espoir dans la nature humaine n’est pas perdu. En effet, une autre hormone – l’oxytocine – peut motiver notre cerveau, cette fois dans une optique plus collective, et nous procurer autant de bonheur que l’adrénaline et la dopamine. L’oxytocine est générée par les connexions humaines ; c’est en quelque sorte l’hormone de la confiance.

In fine, la relation du manager avec ses équipes et avec ses pairs dépend du niveau de ses productions d’adrénaline et de dopamine d’une part, d’oxytocine d’autre part. Je suis convaincu pour ma part, que la révolution managériale impulsée par les technologies numériques – qui rendent l’information accessible à tout le monde au sein de l’Entreprise et favorisent la collaboration à tous les niveaux – donnera de plus en plus, à l’avenir, la prééminence aux leaders qui privilégient l’oxytocine sur l’adrénaline et la dopamine.

Qui s’en plaindra ?

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