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Toute vérité n'est que perception

La leçon de perception du Président Lyndon Johnson

Certains jours, il vaut mieux laisser pleuvoir (et ceci n’est pas une leçon météorologique en rapport avec le temps enduré ce week-end).

Aujourd’hui, je voudrais partager avec vous une citation de Lyndon B. Johnson (LBJ), le successeur de John F. Kennedy à la Maison-Blanche. Cette citation est souvent attribuée à d’autres leaders politiques par lesquels elle a été reprise. Mais j’ai pu découvrir en visitant récemment le musée présidentiel de Johnson à Austin (Texas) qu’il en est l’auteur.

The Lyndon B. Johnson Library and Museum à Austin au Texas - (CC) Christophe Lachnitt

The Lyndon B. Johnson Library and Museum à Austin au Texas – (CC) Christophe Lachnitt

La Présidence de Johnson (1963-1969) vit la mise en oeuvre de l’une des plus grandes réformes sociales et sociétales (“The Great Society“) de l’histoire des Etats-Unis qui fit accomplir des progrès majeur au pays en matière de droits civiques des minorités, d’assurance-maladie, d’éducation, de lutte contre la pauvreté… Malheureusement, elle fut également marquée par l’escalade de la guerre au Vietnam qui gangréna son magistère, empêcha LBJ de se représenter et le conduisit même à la dépression – sous l’effet de la culpabilité – après son retrait de la vie politique.*

Lors de sa période la plus noire dans le Bureau ovale, le Président Johnson expliqua : “Si, un matin, je marchais sur les eaux du Potomac**, la presse titrerait que le Président ne sait pas nager“.

Il est des moments où l’image d’une personne ou d’une entreprise est tellement négative – dans la mesure décrite par Lyndon B. Johnson – que la meilleure solution pour elle est de laisser pleuvoir et de se faire oublier jusqu’à ce que le temps ait fait son oeuvre et qu’elle puisse reconstruire sa crédibilité après s’être reconstruite elle-même. C’est naturellement impossible lorsque, comme LBJ, on préside aux destinées de la première puissance mondiale.

En communication, le silence est parfois la meilleure stratégie. C’est ce qu’ont tant de mal à comprendre Jérôme Cahuzac en France et, aux Etats-Unis, Anthony Weiner, ce politicien qui fut au coeur d’un scandale sexuel il y a deux ans et envisagerait déjà de se présenter à la Mairie de New York (lire ici et ici).

* A ceux qui veulent en savoir plus sur la vie de ce formidable politicien, je recommande la lecture de sa meilleure biographie, “Lyndon Johnson and the American Dream” écrit par l’historienne Doris Kearns Goodwin.

** La rivière qui coule à Washington.

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