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Communication.Management.Marketing

Toute vérité n'est que perception

La presse mondiale souffre-t-elle du même mal que l’industrie française ?

Le syndrome du milieu de gamme.

Les difficultés rencontrées par nombre d’entreprises hexagonales (Fagor-Brandt, Peugeot…) illustrent le danger actuel d’être positionné dans le milieu de gamme. Ces entreprises sont en effet coincées entre les spécialistes du low-cost – solution imposée à beaucoup de foyers par la crise économique et dans laquelle nos entreprises ne sont généralement pas compétitives – et le luxe – secteur qui prospère malgré la crise mais nourrit le succès d’un nombre très limité d’entreprises.

Le milieu de gamme est aujourd’hui la pire zone du marché.

Le Siège du New York Times à Manhattan - (CC) Christophe Lachnitt

Le Siège du New York Times à Manhattan – (CC) Christophe Lachnitt

Or je me faisais la réflexion que cette situation est exactement celle de la majorité de la presse mondiale, elle aussi prise entre le low-cost et le luxe.

En matière de presse, le low-cost est incarné par la multitude de sites web, au premier rang desquels Google News, qui fournissent un suivi de l’actualité aussi complet que gratuit.

Quant au luxe, il revêt une double forme :

La différence entre l’industrie française et la presse mondiale tient cependant au fait que, si celle-là peut parfois adopter une approche low-cost (notamment dans le secteur des services qui n’est pas délocalisable), celle-ci ne pourra s’en sortir que par le haut, en l’occurrence le haut de gamme.

Ainsi que je l’explique régulièrement sur Superception, les groupes de presse ne parviendront jamais à concurrencer les médias Internet gratuits car leur base de coûts est incompatible avec un tel positionnement. Leur salut réside donc exclusivement dans la montée en gamme de leur offre de contenus et services.

Ce sera d’ailleurs l’un des développements les plus passionnants à suivre dans les champs couverts par Superception durant l’année qui s’ouvre aujourd’hui que d’observer l’évolution des médias individuels créés en 2012 et 2013 pour déterminer s’ils sont viables sur la durée et celle des groupes de presse repris ou constitués par des milliardaires, en particulier The Washington Post par Jeff Bezos, The Boston Globe par John Henry et First Look Media par Pierre Omidyar, pour établir s’ils apportent de nouvelles solutions à la crise de la presse.

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