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Communication.Management.Marketing

Toute vérité n'est que perception

La leçon de management de Steve Jobs de son vivant et après sa mort

Les conditions d’une délégation efficace.

J’évoquais hier l’intervention de Ron Johnson, l’inventeur des Apple Store avec Steve Jobs, devant les étudiants de la business school de l’Université de Stanford. Outre ses propres conseils (lire mon article d’hier), Ron Johnson a également partagé avec les participants une leçon apprise de Steve Jobs.

Il a expliqué que, contrairement à son image de tyran, le génial entrepreneur était un as de la délégation. Son atout à cet égard résidait dans la clarté absolue de ce en quoi il croyait et de ce qu’il voulait réaliser. Ainsi ses collaborateurs pouvaient-ils travailler avec une grande autonomie parce que, à tout moment, il savait ce que Steve Jobs attendait d’eux.

L’attitude personnelle de l’ancien patron d’Apple contribuait également à cette démarche. En effet, lorsqu’il embaucha Ron Johnson, il lui dit : “je ne veux pas que vous soyez mon collaborateur, je veux que vous soyez mon ami”. En offrant la possibilité au créateur des Apple Store de le connaître sur le plan personnel, Jobs l’aida à acquérir une connaissance instinctive de ses réactions dans toutes les situations.

Steve Jobs - (CC) Wired Photostream

Steve Jobs – (CC) Wired Photostream

Incidemment, il me paraît intéressant de faire le rapprochement entre l’anecdote narrée par Ron Johnson et le conseil que donna Steve Jobs avant de mourir à son successeur.

Alors que, de son vivant, il fit tout pour que ses collaborateurs sachent répondre à la question : “que ferait Steve ?”, il enjoignit Tim Cook de ne jamais se demander après sa disparition : “qu’aurait fait Steve ?“.

Pourquoi une telle différence d’approche ?

Vivant, Jobs définissait la vision, la stratégie et les valeurs d’Apple. L’efficacité de l’Entreprise dépendait largement de la capacité de ses équipes à appliquer ses préceptes de manière cohérente.

Si, après le décès de leur leader, les collaborateurs du Groupe avaient continué de se poser la même question et donc d’avoir la même référence, ils auraient empêché son successeur de prendre la pleine mesure de sa mission en définissant à son tour la vision, la stratégie et les valeurs d’Apple pour les prochaines années.

De son vivant comme après sa mort, Steve Jobs fit donc tout pour assurer une délégation performante au sein d’Apple.

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