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La leçon de story-telling du génie créatif de Pixar

WIRED consacrait récemment un article au sauvetage de Walt Disney Animation Studios par le duo qui est à l’origine du phénoménal succès de Pixar Animation Studios, Ed Catmull (management) et John Lasseter (création artistique).

La journaliste cherche notamment à comprendre ce qui faisait la différence, avant le rachat de Pixar par Disney, entre les films des deux studios d’animation. Ce n’était pas une question de ressources, leurs projets respectifs bénéficiant du même nombre de collaborateurs et de budgets comparables.

Ce qu’elle réalise est que les films de Disney manquaient de coeur et donc d’attrait aux yeux du public.

John Lasseter (à gauche) et Ed Catmull - (CC) Jeff Heusser

John Lasseter (à gauche) et Ed Catmull – (CC) Jeff Heusser

Elle compare ainsi “La ferme se rebelle” de Disney avec son histoire et son enchaînement de séquences prévisibles et “Les indestructibles” de Pixar dont la première scène présente de manière émotionnelle aux spectateurs un super-héros auquel ils vont tout de suite s’attacher.

Robert Bob Parr (ou M. Indestructible) s’efforce en effet d’accrocher un micro à son costume moulant. “Je peux passer à travers les murs mais je n’arrive pas à faire fonctionner ce satané micro“, s’agace-t-il. Avec cette scènette, Pixar nous montre que son super-héros fait face, comme nous, à son lot de difficultés quotidiennes.

Ainsi que l’explique John Lasseter,

la connexion que vous créez avec votre public est émotionnelle. On ne peut pas dire aux spectateurs ce qu’ils doivent ressentir. Ils doivent le découvrir par eux-mêmes.

De fait, même si Pixar est réputé pour ses prouesses technologiques et la révolution qu’il a créée de ce point de vue dans les films d’animation, ses équipes ont toujours été incitées par John Lasseter à privilégier l’histoire sur le graphisme.

Comme ses premiers courts-métrages* l’ont montré, un contenu émotionnel fort occulte toutes les imperfections techniques. Comme beaucoup de films d’autres studios l’ont prouvé depuis lors, l’inverse n’est pas vrai.

Il en va de même en communication : le contenu est toujours plus important que le contenant.

* En particulier “The Adventures of André and Wally B.“.

2 commentaires sur “La leçon de story-telling du génie créatif de Pixar”

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Bonjour.
Compliments pour ces écrits.
Je relève une erreur dans un article sur Pixar :

“Avec cette scènette, Pixar nous montre que son super-héros fait face, comme nous, à son lot de difficultés quotidiennes.”

Non : c’est une saynète. Oui, l’orthographe liée à l’étymologie inattendue (de “to say” en passant par l’espagnole, et non de “sène”) peut surprendre, mais une “scènette” n’existe pas. Si vous ne voulez pas parler de saynète, dites “cette petite scène”, ou “cette courte scène”.

Cordialement,
Dico TOmmy

Cher DicoTommy,
Merci beaucoup pour votre appréciation de Superception et votre vigilance orthographique.
Cependant, le terme “scènette” (petite scène) existe bel et bien. 🙂
Bien à vous.
Xophe

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