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Toute vérité n'est que perception

Le mini-média qui s’attaque à l’urgence du long terme

Créé en mars 2015 par Emmanuelle Leneuf, ancienne journaliste de La Lettre de L’Expansion, @FlashTweet est un média hybride : il s’apparente à un journal matinal de l’actualité du numérique diffusé en dix tweets sur Twitter.

De même que des internautes rédigent désormais des tweetstorms1 au lieu de publier des articles de blog, Emmanuelle Leneuf produit un journal sous forme de tweets.

Du journal, @FlashTweet a la hiérarchisation et l’éditorialisation des informations, le rubriquage et les scoops. Des tweets, il a la brièveté2, la viralité et l’interactivité.

Entré en août 2015 à la 93ème place du classement des comptes Twitter les plus relayés de Paris3, @FlashTweet s’est déjà hissé à la 24ème place de ce Who’s Who de l’influence numérique.

(CC) FlashTweet

(CC) FlashTweet

Ce qui distingue @FlashTweet et explique certainement son succès si rapide est qu’il n’est pas un énième compte de curation de l’actualité. Emmanuelle Leneuf accomplit un véritable travail de journaliste.

A cet égard, sa démarche présente une double originalité.

La première a trait au choix de Twitter, la plate-forme qui incarne le plus l’information instantanée en flux continu, pour proposer à ses fidèles une solution de contrôle de leur surinformation. Emmanuelle ambitionne de donner du sens à l’actualité sur l’espace où elle en a le moins. Elle s’attaque ainsi à l’urgence du long terme : prescrire plutôt que décrire.

Au lieu, comme la majorité des auteurs de curation numérique, de créer une newsletter, Emmanuelle Leneuf attaque le problème de la surinformation dans son repaire. C’était un pari risqué car il est plus difficile d’émerger du bruit ambiant sur le réseau de micro-blogging.

Mais c’est un coup de poker qui pouvait rapporter gros, comme le montre la seconde originalité de @FlashTweet. Elle tient à l’animation de sa communauté, éminemment plus dynamique que dans le cas de beaucoup d’autres curateurs numériques.

C’est cette approche qui lui permet d’être l’un des comptes Twitter les plus influents de Paris avec “seulement” 16 000 abonnés. Emmanuelle Leneuf a transformé ses abonnés en acteurs de son média, des acteurs d’autant plus engagés que le domaine qu’elle couvre est circonscrit et que ses échanges avec ses lecteurs ont une saveur très personnelle.

Son succès permettra-t-il à @FlashTweet de générer des revenus et d’être rentable ? A cet égard, son développement devrait révéler, par rapport aux auteurs de newsletters, un défi et un atout.

Le défi réside dans le caractère innovant de ce média qui risque de déstabiliser les annonceurs potentiels et leur demandera un apprentissage plus important. Son atout est la précision de se base de données, une bio Twitter étant beaucoup plus riche, en termes de ciblage marketing, qu’une adresse Internet.

Quoi qu’il advienne de son succès en termes de monétisation, @FlashTweet incarne déjà certaines évolutions du journalisme : conversationnel autant que rédactionnel, curatif autant que productif, attaché autant que détaché.

1 Série plus ou moins longue de tweets déroulant une idée ou thématique.

2 Avec au maximum 1 400 signes, @FlashTweet prétend au titre de “plus petit média du monde”.

3 Etabli à partir du nombre de retweets générés par les comptes Twitter.

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