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Toute vérité n'est que perception

Comprendre les phénomènes d’anxiété sociale

Dean Burnett, un spécialiste en neurosciences et l’auteur du livre “Idiot Brain: What Your Head Is Really Up To“, a accordé une passionnante interview au site Vice.

Il y rappelle notamment l’utilité de la peur dans l’évolution humaine. Elle a aidé les premiers hommes à survivre dans un environnement qui leur était infiniment plus défavorable que celui dans lequel nous opérons aujourd’hui. Notre cerveau a ainsi été formé dès l’origine à être conscient de tout stimulus anormal car il pouvait représenter un danger ou un prédateur.

Nous avons conservé ce système de détection qui traite, à l’aide de nos souvenirs et de notre instinct biologique, tous les stimuli que notre cerveau reçoit pour détecter l’inhabituel et l’inconnu.

Dans ce cadre, l’anxiété sociale est la phobie la plus répandue parce que l’être humain est une créature sociale. Nous vivons au sein de communautés, ce qui a d’ailleurs constitué un atout majeur au cours de notre évolution. Lorsque nos ancêtres s’alliaient, ils pouvaient par exemple combattre n’importe quel animal. A l’état sauvage, lorsqu’un individu (humain ou animal) est rejeté, il meurt.

L’être humain a donc développé une compétence et une appétence sociales extrêmement fortes. Aujourd’hui, notre capacité à habiter pacifiquement des villes avec des densités de population considérables est sans équivalent dans le monde animal, y compris chez les insectes.

(CC) Luca Rossato

(CC) Luca Rossato

Mais cette dimension sociale nous a rendus très dépendants du jugement d’autrui car, dans notre processus d’évolution, il a conditionné notre survie. C’est pourquoi l’idée d’être repoussé ou même embarrassé – ne serait-ce qu’en chantant un karaoké – nous est difficilement supportable.

Ainsi, même les individus qui veulent s’écarter de la Société, tels que les Hells Angels, créent-ils des liens entre eux pour former un groupe : ils s’habillent exactement de la même manière et utilisent les mêmes codes. Le cerveau ne supporte pas de ne pas être apprécié par ses pairs.

Dean Burnett évoque un engrenage qui, à l’ère du web social, peut aggraver les phénomènes d’anxiété sociale. En effet, comme je l’ai déjà évoqué sur Superception, la surinformation rend le caractère dramatique du monde dans lequel nous vivons toujours plus présent et proche. Alors que l’état de la planète s’améliore (comme le démontrent toutes les statistiques), il semble se dégrader parce que nous sommes beaucoup plus exposés qu’avant à tous les malheurs individuels ou collectifs.

Or, si nous partageons sans arrêt l’anxiété d’autres personnes, nous pouvons avoir tendance nous aussi à devenir inconsciemment anxieux.

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