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Communication.Management.Marketing

Toute vérité n'est que perception

The Wall Street Journal fait évoluer son modèle économique

S’il est une certitude que la révolution numérique impose à la presse écrite, c’est que les revenus générés par ses lecteurs doivent désormais l’emporter sur ceux produits par ses annonceurs.

En effet, l’augmentation des revenus publicitaires numériques des journaux est très loin de compenser la chute de ceux générés par leur édition papier.

C’est pourquoi plusieurs grands organes de presse, au premier rang desquels The New York Times et The Financial Times, font le maximum pour développer les revenus engendrés par leurs abonnés, en particulier numériques. The Wall Street Journal est également actif dans ce domaine et vient d’annoncer un ambitieux objectif : compter 3 millions d’abonnés à la fin de l’année 2017.

Pour réaliser son ambition, le quotidien met en place plusieurs réformes.

En premier lieu, il modifie le fonctionnement du système payant (“paywall“) qui limite l’accès à son site Internet. Il permet désormais à des internautes non-abonnés d’obtenir un “pass invité“ – en échange de leur adresse email – pour consulter l’ensemble de son site gratuitement durant 24 heures et à ses abonnés de partager plus facilement ses articles et vidéos sur le web social. L’objectif est de donner un avant-goût de ses contenus à un plus grand nombre de lecteurs et, partant, de leur inoculer le goût de son traitement de l’actualité.

La salle de rédaction du Wall Street Journal - (CC) Jon Keegan

La salle de rédaction du Wall Street Journal – (CC) Jon Keegan

En outre, il va revoir ses programmes marketing afin de s’assurer que son offre numérique est promue de la manière la plus coordonnée possible par toutes ses équipes.

Last but not least, The Wall Street Journal considère de plus en plus ses abonnés comme les membres d’une communauté qu’il anime. Il a ainsi lancé un programme d’adhésion, WSJ+, qui offre des avantages destinés à renforcer le lien entre le quotidien et ses lecteurs : visites de la salle de rédaction, contenus exclusifs, événements dédiés…

Ces évolutions correspondent à la stratégie que je promeus depuis longtemps pour la presse écrite sur Superception (lire notamment ici et ici).

La presse écrite doit devenir un secteur consumériste afin de mieux satisfaire les clients dont dépend plus que jamais la viabilité de son modèle économique. A cet égard, les initiatives du Wall Street Journal rejoignent la mutation tranquille que Jeff Bezos, le fondateur et PDG d’Amazon, conduit au sein du Washington Post depuis qu’il l’a acquis sur ses deniers personnels.

Le déploiement d’une approche consumériste mettant le consommateur au centre de toutes les décisions des dirigeants de la presse écrite pourrait bien être la plus grande révolution de cette industrie dans les dix prochaines années.

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