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Lecture : “Bad Blood: Secrets And Lies In A Silicon Valley Startup” par John Carreyrou (2018, 352 pages)

La meilleure enquête journalistique dans l’univers corporate de ces dernières années.

John Carreyrou, fils du journaliste politique Gérard Carreyrou, est journaliste au sein du Wall Street Journal. Dans “Bad Blood“, il révèle la gigantesque arnaque que représente Theranos, la start-up fondée par Elizabeth Holmes pour censément révolutionner les analyses de sang et, partant, la pratique de la médecine. Des promesses de celle-ci de concevoir l’iPod du système médical et de sa valorisation de 9 milliards de dollars, il ne reste aujourd’hui que des poursuites judiciaires.

Le niveau d’immoralité, de manipulation et de méchanceté d’Elizabeth Holmes et de son adjoint/amant est d’autant plus glaçant qu’elles concernent un secteur, la santé, qui a pu donner des conséquences tragiques à leurs agissements. Holmes est d’ailleurs considérée par certains comme un pire sociopathe encore que Bernie Madoff.

Au-delà du cas particulier de Theranos, “Bad Blood“, même s’il n’aborde pas explicitement ce sujet, ne peut que conduire à s’interroger sur l'(in)efficacité des garde-fous, notamment réglementaires, qui permettraient d’éviter le développement de telles escroqueries. Elizabeth Holmes fut en effet à la fois le jeune entrepreneur le plus célébré1 et le plus malhonnête de son époque. Heureusement que quelques héros – lanceurs d’alerte et journaliste – eurent la pertinence intellectuelle et le courage moral de la dévoiler sous son vrai jour.

Incidemment, il faut aussi souligner le rôle exemplaire de Rupert Murdoch, qu’on n’a pas l’occasion tous les jours de louanger : propriétaire du Wall Street Journal, il resta indifférent aux démarches d’Elizabeth Holmes pour qu’il fasse cesser l’investigation de John Carreyrou alors qu’il avait personnellement investi 125 millions de dollars dans Theranos qui sont, du fait des articles parus dans son propre journal, partis en fumée.

Bad Blood” relate la meilleure enquête journalistique de ces dernières années dans l’univers corporate. Il a valu à son auteur un second prix Pulitzer et une future transposition au cinéma. Le livre est aussi bien structuré et écrit que l’enquête a été pensée et menée.

NOTE : A.

1 Y compris sur Superception.

Un commentaire sur “Lecture : “Bad Blood: Secrets And Lies In A Silicon Valley Startup” par John Carreyrou (2018, 352 pages)”

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Bravo pour votre honnêteté intellectuelle!

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