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Communication.Management.Marketing

Toute vérité n'est que perception

Les quatre révolutions de la communication interne

Elles résultent des quatre moteurs de la révolution numérique.

Ce qu’il est convenu d’appeler la révolution numérique recouvre en fait quatre révolutions – informationnelle, sociale, mobile et artificielle. Chacune de ces dimensions a des conséquences majeures en termes de management, de motivation et donc de communication interne.

Née dans les années 1990, la révolution de l’information a éliminé tous les obstacles (complexité, durée, coût…) à la circulation de tous les types de contenus sur n’importe quelle distance et à l’accès des internautes à ces contenus. De ce fait, la concurrence entre les entreprises se concentre de plus en plus sur des éléments intangibles (créativité, collaboration, adaptabilité, empathie…) car les éléments tangibles (moyens de production et canaux de distribution) sont homogénéisés par la propagation du numérique à travers les secteurs d’activité et la planète. Or ces critères intangibles de compétitivité sont ceux qui reposent le plus sur le niveau d’engagement des collaborateurs concernés. Ainsi donc, les managers ne peuvent plus motiver leurs équipes à l’ère numérique comme à l’époque analogique : le sens du travail accompli revêt une importance sans précédent pour libérer des qualités qui ne peuvent pas être sollicitées sous la contrainte (on ne peut pas donner l’ordre à une personne d’être inventive ou altruiste). C’est l’une des raisons de l’émergence des débats autour de la raison d’être des entreprises.

Née dans les années 2000, la révolution sociale fournit à chaque individu une faculté d’expression publique auparavant réservée aux élites. L’interactivité devient naturelle dans tous les pans de la Société et, partant, à tous les niveaux des entreprises. De ce fait, tous les collaborateurs ont accès aux mêmes informations, ce qui conduit les organisations à opérer de manière beaucoup plus horizontale que dans le passé. Les mâles alpha ne correspondent plus à ces nouveaux modes de fonctionnement : les leaders doivent désormais partager les informations qu’ils détiennent pour développer des modèles de collaboration plutôt que de les monopoliser pour consolider leur pouvoir.

(CC) mcmurryjulie

Egalement née dans les années 2000, la révolution mobile permet aux internautes d’être connectés en permanence à leurs sources d’information et de conversation numériques. Leur capacité d’attention est toujours plus courte et leurs perceptions toujours plus éphémères. De ce fait, la défiance croît à l’égard de toutes les figures porteuses d’autorité. Celles-ci ne peuvent plus se comporter comme avant : leur authenticité est le nouveau ressort de leur légitimité.

Née dans les années 20101, la révolution artificielle donne aujourd’hui la possibilité à des robots de communiquer comme des êtres humains et leur permettra demain d’incarner de manière indétectable des personnalités existantes. L’information va donc être toujours moins fiable. En outre, l’intelligence artificielle menace à la fois le salariat (économie collaborative) et le salarié (automatisation). Les individus vont donc de moins en moins savoir à qui ils peuvent faire confiance. Ils vont devenir de plus en plus méfiants et leur sentiment d’appartenance à leur employeur va en pâtir. La confiance interne sera demain le premier défi – et le premier actif – des entreprises.

1 La révolution de l’intelligence artificielle est évidemment née bien avant les années 2010. Je fais référence à cette décennie car c’est celle durant laquelle cette technologie a commencé à avoir un effet irrésistible sur les activités professionnelles et récréatives du grand public.

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