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Toute vérité n'est que perception

Qui a dit que les débats ne servaient à rien dans les élections ?

La primaire républicaine aux Etats-Unis démontre une nouvelle fois le contraire : lorsque les débats sont de vraies joutes – et non des discussions de boy-scouts -, ils peuvent contribuer à changer la donne car ils influencent la perception que nous avons des forces et faiblesses des candidats.

Les trois débats télévisés auxquels la nouvelle star du Parti Républicain, le gouverneur du Texas Rick Perry, a participé ne lui ont pas été favorables et cela se ressent dans les intentions de vote – qui, certes, ne veulent pas dire grand-chose à ce stade de la compétition mais reflètent la perception des Américains à l’égard des débateurs. Perry a perdu un tiers de l’avance qu’il avait acquise grâce à son entrée tonitruante dans la course à la Maison-Blanche. La montée en puissance très rapide de Perry avait semblé indiquer que les conservateurs n’étaient pas satisfaits de la position de favori assumée jusque-là par Romney, ancien businessman et gouverneur du Massachusetts qui a toujours eu des difficultés à rassembler les Républicains sur son nom.

Rick Perry démontre ainsi une nouvelle fois qu’il est très difficile de rentrer tardivement dans une telle primaire. Ce n’est pas un hasard si les candidats tardifs manquent presque toujours de préparation : leur entrée en lice relève plus d’un raisonnement tactique face à l’opportunité offerte par la faiblesse (supposée ou réelle) des autres candidats que stratégique exprimant une réelle vision pour leur pays.

Jeudi soir, Perry a montré son ignorance en politique internationale, été incapable de répondre de manière convaincante aux attaques de Romney ni de l’attaquer avec verve et, last but not least, appelé les opposants les plus résolus à l’immigration (une partie non négligeable de son électorat) des sans-coeur. Un candidat mieux préparé ne commettrait pas de telles erreurs. Perry est encore un leader dans les sondages mais il apparaît de plus en plus comme un débutant dans les débats. Il n’y inspire pas confiance et c’est problématique alors que les Républicains sont à la recherche du candidat qui pourra le plus sûrement défaire Barack Obama dans l’élection de novembre 2012.

Conscient de ses mauvaises performances, Perry a déclaré vendredi que les Américains ne devaient pas élire le meilleur débateur mais le candidat qui présente le meilleur bilan personnel et la meilleure ambition pour l’Amérique. Il a également rappelé qu’Obama était certes un beau parleur mais qu’il ne répondait pas aux attentes de ses concitoyens. C’est une nouvelle tentative – après les parallèles effectuées sur le système d’assurance-maladie et l’éducation – pour assimiler Romney au Président démocrate. Les chances sont grandes qu’elle fasse long feu si Perry n’améliore pas sa performance dans ses prochaines confrontations télévisées avec Romney.

En effet, Romney apparaît après trois débats aussi professionnel et compétent que Perry semble émotionnel et impréparé. In fine, la primaire pourrait donc dépendre en grande partie de l’organe qui guidera le choix des électeurs républicains : le cerveau ou le coeur.

Au fait, j’oubliais : c’est le cas lors de chaque élection !

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