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Toute vérité n'est que perception

Il n’y a pas de feu sans fumée

Jeff Bezos a réussi à inverser la logique des marchés financiers pour leur plus grand profit… et celui d’Amazon.

Ainsi que le rappelait il y a quelques semaines le blog de The Harvard Business Review, le magazine financier Barron’s prédisait dans son numéro de mars 2000 que 51 entreprises Internet étaient vouées à la ruine à la fin de l’année en raison du rythme auquel elles dépensaient leur trésorerie. Le 10 mars 2000, l’index NASDAQ atteint son plus haut historique à 5 132 points et s’écroula dès la fin du mois – il est à “seulement” 3 162 points aujourd’hui. L’article de mars 2000 de Barron’s est d’ailleurs considéré comme le symbole du début de la fin de la folie boursière Internet.

Parmi ces 51 entreprises, beaucoup sont tombées aux oubliettes mais une est extrêmement célèbre : Amazon. L’article de Barron’s de mars 2000 estimait que l’entreprise fondée par Jeff Bezos serait ruinée dans les 21 mois. En fait, Jeff Bezos régula ses dépenses très finement en fonction de sa trésorerie. 21 mois plus tard, au quatrième trimestre 2001, Amazon était profitable. Le monde boursier découvrit alors la gestion financière très opportuniste de Jeff Bezos, un ancien manager de hedge fund (fonds de couverture), mise au service d’une stratégie sur le (très) long terme.

Les actionnaires de l’Entreprise qui ont eu la patience de faire confiance à Bezos sur la durée ont ainsi bénéficié d’un rendement étincelant. Ce n’est pas un hasard si le génial chauve a été classé deuxième (derrière Steve Jobs) du classement des meilleurs dirigeants d’entreprise établi par The Harvard Business Review il y a quelques semaines en fonction du retour sur investissement prodigué à leurs actionnaires sur l’ensemble de leur mandat depuis leur premier jour comme PDG. 3 143 patrons ont été évalués par la prestigieuse revue.

Jeff Bezos – (CC) ptufts

C’est ce retour sur investissement à long terme qui permet à Amazon d’être célébrée même lorsqu’elle publie des résultats à court terme (trimestriels ou même annuels) qui placeraient d’autres entreprises en porte-à-faux vis-à-vis des marchés financiers (lire ici). Depuis 1997 et son introduction en Bourse, Jeff Bezos a convaincu les marchés financiers de lui faire confiance sur la durée en leur donnant le deuxième meilleur rendement financier derrière celui fourni par Steve Jobs. Même Apple ne réalise plus cette prouesse aujourd’hui.

Wall Street a désormais intégré que la frugalité du court terme amazonien était au service d’une exceptionnelle rentabilité à long terme dont les investisseurs touchent les bénéfices à intervalles aussi réguliers qu’espacés. Naturellement, cette approche ne peut fonctionner que parce que Jeff Bezos a, jusqu’à présent, toujours pris les décisions stratégiques les plus brillantes de son industrie (lire notamment ici).

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