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Communication.Management.Marketing

Toute vérité n'est que perception

Les relations presse s’inspirent des réseaux sociaux

La mutation technologique entraîne des changements dans les modes relationnels.

Dans “This Town” (lire ma critique ici), le livre où il croque (dans tous les sens du terme) les acteurs du pouvoir politique de Washington D.C., Mark Leibovich cite les propos de Jim VandeHei, l’un des cofondateurs du site d’actualité politique POLITICO, à propos de l’évolution des relations presse à l’ère des réseaux sociaux : “les meilleurs journalistes incarnent aujourd’hui leur propre marque et ont leur propre cercle de relations. C’est la Facebook-isation de la politique et de Washington D.C. Plus vous avez d’amis et de contacts, plus de temps vous passez à dialoguer avec eux par email et messagerie instantanée et plus d’informations vous recueillez, échangez et relatez“.

Washington D.C. - (CC) Will Marlow

Washington D.C. – (CC) Will Marlow

Les nouvelles technologies de l’information ont plusieurs effets sur les relations entre les journalistes, leurs sources et leurs lecteurs, au premier rang desquels :

  • la personnalisation : Internet offre la possibilité de personnaliser à l’infini la manière dont nous consommons l’actualité en choisissant notamment très finement les médias, thématiques et journalistes que nous lisons ;
  • l’individualisation : grâce à cette personnalisation – dont les effets sont démultipliés par la logique auto-promotionnelle induite par les réseaux sociaux -, chaque journaliste peut désormais devenir aussi célèbre, voire plus, que le média pour lequel il écrit. Les journalistes les plus réputés représentent même aujourd’hui de réelles marques individuelles (lire notamment ici, ici et ici) ;
  • la proximité : les relations entre les journalistes et leurs lecteurs sont beaucoup plus familières qu’elles ne l’étaient dans le passé. Quiconque peut désormais dialoguer avec un journaliste sur un réseau social ou réagir à ses écrits dans la section de commentaires prévue à cet effet sur la plupart des sites web ;
  • la multiplicité : les journalistes peuvent entretenir un nombre de contacts beaucoup plus important que dans le passé. Ils ne sont plus limités par le nombre d’entretiens qu’ils peuvent avoir avec leurs sources de visu ou au téléphone et peuvent échanger avec un très grand nombre de relations via Internet.

Il me semble que ces quatre évolutions sont bénéfiques pour les journalistes dont elles améliorent la qualité du travail et développent la notoriété. Ce n’est évidemment pas le cas de l’ensemble des conséquences – en particulier économiques – du numérique sur le journalisme.

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