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Toute vérité n'est que perception

La presse abuse-t-elle du story-telling ?

Bill Clinton pose la question.

Avant-hier, l’ancien Président américain a donné une conférence au sein de l’Université Georgetown de Washington D.C. (voir la vidéo ci-dessous).

Il y pointa du doigt le goût, qu’il juge excessif, des journalistes pour le story-telling :

Lorsque la presse politique couvre un leader politique, elle est animée par un désir presque addictif de développer une histoire à son propos. Et, une fois que cette histoire est créée, les journalistes ont un besoin presque aveugle de faire rentrer au chausse-pied chaque fait dans cette histoire, même s’il n’en relève pas“.

La presse américaine réagit à cette remarque avec un corporatisme remarquablement cohérent, y voyant le fruit des démêlés des Clinton avec les médias depuis près de trente ans et une tentative d’influencer les journalistes dans l’optique d’une possible candidature présidentielle d’Hillary plutôt qu’une invitation légitime à l’introspection.

Pourtant, il me semble que Bill Clinton n’a pas tort. Les médias n’aiment rien tant que les histoires et, encore mieux, les feuilletons parce que c’est ce que leurs audiences demandent. Et c’est tout naturel. En effet, ainsi que j’ai déjà eu l’occasion de l’expliquer sur Superception (lire notamment ici et ici), la narration d’histoires est au centre de l’existence humaine depuis la nuit des temps et est le mode de communication de loin le plus efficace.

Dès lors, la question qui se pose est de savoir si cette tendance médiatique au story-telling s’est amplifiée ces dernières années. La réponse est à mon sens positive et, là aussi, c’est tout naturel. En effet, Internet a confronté les médias traditionnels, ceux auxquels Bill Clinton fait référence, à une concurrence d’une diversité et d’une âpreté inédites.

Ces médias ont notamment réagi en faisant jouer l’un des ressorts dont ils connaissent l’importance pour leurs publics et dont ils maîtrisent le développement : la narration d’histoires, laquelle s’est même invitée dans les organes de presse les plus sérieux.

Or, une fois que l’on “tient” une histoire, il est vrai qu’il est tentant de la faire vivre sur la durée en y raccrochant les faits d’actualité, que cela soit pertinent ou pas. C’est, pour le coup, une facilité dont Bill Clinton a raison de dénoncer la prolifération.

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