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Communication.Management.Marketing

Toute vérité n'est que perception

L’authenticité au travail, vecteur de productivité et félicité

On est plus heureux et donc plus efficace quand on peut être soi-même.

Plasticity Labs, une start-up spécialisée dans le management de l’intelligence émotionnelle, et une équipe de l’Université Wilfrid Laurier (Canada) ont analysé les latitudes que le monde du travail donnent (ou pas) aux individus de se comporter de manière authentique et les effets de ces approches sur leur épanouissement et leur performance. Pour ce faire, ils ont mené des études qualitatives et quantitatives avec quelques centaines de salariés.

72% des personnes interrogées dans ce cadre déclarent être elles-mêmes au travail. Mais il leur a fallu un temps plus ou moins long pour atteindre cet état : trois mois pour 60% d’elles, neuf mois pour 22%, dix à douze mois pour 9% et plus d’un an pour 9%. Cependant, les individus qui prennent davantage de temps pour être authentiques révèlent moins d’eux-mêmes que les autres.

Les salariés qui sont eux-mêmes font état d’une plus grande satisfaction, d’un plus fort engagement, d’un sens de la communauté plus important et d’un moindre stress dans leur emploi que ceux qui ne sont pas authentiques.

(CC) Emilio Garcia

(CC) Emilio Garcia

Les personnes qui considèrent être elles-mêmes au travail mettent en exergue deux raisons pour lesquelles l’authenticité améliore leurs productivité et performance globale : elles consacrent à leur tâche l’énergie qu’elles dédieraient normalement à s’autocensurer et leur authenticité leur permet de nouer des relations de confiance avec leurs collègues et clients.

Cet avis n’est pas unanimement partagé : 10% des participants à l’étude considèrent que l’authenticité a des effets négatifs car elle génère des oppositions entre personnalités peu compatibles. C’est un risque pertinent et qu’il appartient aux managers de mitiger.

A cette réserve près, le fait d’être soi-même incite davantage à l’échange avec les autres que la projection d’une identité superficielle ou hypocrite. D’ailleurs, 75% des salariés interrogés dans le cadre de cette étude déclarent souhaiter que leurs collègues partagent davantage d’informations sur eux-mêmes.

C’est un aspect dont j’ai déjà souligné l’utilité sur Superception (lire notamment ici et ici) : une équipe doit bien s’entendre hors du milieu professionnel pour travailler au mieux ensemble. Sinon il lui manque un moteur essentiel à tout collectif performant : la confiance.

Dans ce domaine comme pour tout enjeu de management, c’est au leader de montrer l’exemple en étant authentique et en ne donnant jamais l’impression de sanctionner l’authenticité de ses collaborateurs, sauf, évidemment, lorsqu’elle met en danger le collectif.

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